Archives par mois de publication: avril 2014

Êtes-vous un leader solaire ?

Le point de vente est beau et chic. Dernier cri. La marchandise de choix. L’emplacement judicieux. Le parking est vaste car nous le savons : « no parking, no business ». Tout y est. Tout est là. Le succès devrait être au rendez-vous.

Sauf que. Sauf que les prix sont à la hauteur de la qualité des produits proposés. Sauf que cette qualité se retrouve ailleurs. Et le beau et le chic. Et le dernier cri. Et l’emplacement judicieux. Et le parking.

Comment donc attirer le chaland s’il n’y a pas de réponse à cette question ultime du marketeur : « pourquoi acheter chez vous plutôt qu’ailleurs ? »

La réponse est devenue une lapalissade : LE SERVICE. Mais ce terme, galvaudé, n’évoque rien de concret. Ils ne sont pas rares les commerçants, les boutiquiers de tout genre, les prestataires divers, qui se targuent d’offrir un service de qualité à leurs clients. La réalité est parfois bien différente : le service est passable. Sans plus. Voire moyen. Voire en-dessous de la moyenne. Et comme le dit Jean-Pierre Baeyens, titulaire de la Chaire de Marketing à la Solvay Brussels School, il ne suffit pas d’offrir un service supérieur mais bien carrément supérieur !

Or, l’accueil du client, l’un des fondamentaux du service, est régulièrement – vérifiez-le en faisant vos courses ! -, médiocre. Quand il est simplement bon, vous en êtes même surpris : « qu’est-ce qu’ils sont sympas ici ! »

Le bonjour, s’il y en a un, est jeté. Le regard évite l’autre regard. Ne pas regarder le client, il pourrait me solliciter ! Le corps est mou. La bouche est molle. Et les mots sont mous dedans. La routine est installée. Chacun s’acquitte de sa tâche en espérant plus tard : le moment du départ.

Caricature ? Pas vraiment ! 20 ans de formation en entreprises m’ont amené à ce triste constat.

Alors par où commencer pour changer cela radicalement ? Pour installer une autre culture, ancrer un nouvel ADN, donner vie à de nouvelles valeurs, qu’elles soient incarnées dans leur chair, dans leurs muscles, dans leurs tripes, par chaque collaborateur ?

La réponse est dans l’adage de base : « quand le poisson sent mauvais, ça commence par la tête. »

 

Du soleil à Disneyland !

Et je prêche pour des collaborateurs qui nous accueillent comme si nous poussions la porte de Disneyland !

Il y a un an, je forme les responsables d’un parc d’attraction bien connu. Le manager me dit : « avant 10h, je peux tout entendre. Mais après, LA PIECE commence ». Il n’y a pas de clients mais des spectateurs. Que viennent-ils chercher ? Des tours de manège ? Non ! Des émotions. Des temps forts. Des moments INOUBLIABLES.

A 10h, la pièce commence. La représentation doit être digne d’un rappel !

Pour une pièce inoubliable, il faut un accueil inoubliable. Des sourires inoubliables. Sincères. Vrais. Des gestes inoubliables. Des voix inoubliables. Des regards inoubliables. Des regards qui éclairent. Des regards solaires. Des personnes inoubliables. Des personnes qui se réinventent en permanence. Solaires.

Ugo Restaurants
Au restaurant Ugo, à Haine-Saint-Pierre
(une adresse excellente), Nicolas Guidi,
garçon de salle, est un Leader Solaire !

 

Et vous ? Etes-vous solaire ? La métaphore n’est pas anodine. Le soleil détermine (trop) souvent l’humeur. Il réchauffe. Il illumine le ciel, les yeux.

Si votre équipe est sensée développer cette solaire attitude, retenons que le premier apprentissage est le mimétisme. J’observe mes parents et me comporte comme eux. J’observe mon collaborateur et me comporte comme lui. J’observe mon patron et me comporte comme lui aussi.

Est-il trou noir, absorbant les énergies, posant un regard sévère sur tous ces détails qui l’irritent et omettant tous les autres, oubliant de féliciter pour les décisions justes, les actions justes ? Traîne-t-il dans le point de vente mains en poche, démarche molle, déplorant le manque d’envie de son équipe ? Ecoute-t-il le collaborateur d’une oreille distraite, l’œil rivé sur cet autre collaborateur pas tout à fait à sa place, fustigeant plus tard le manque de communication de son équipe ?

En résumé : quel exemple est-il ? Cohérent, congruent ? Comme disent les Américains : does he talk the walk and walk the talk? (Est-ce qu’il fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait ?)

Si vous voulez que vos clients viennent chez vous comme vous allez à Disneyland, si vous voulez que vos collaborateurs soient solaires, vous devez l’être d’abord. Vous devez l’être surtout. « Quand le poisson sent mauvais… »

Si vous êtes à 100, votre équipe sera à 50. Cette loi est imparable.

Être solaire, c’est encore une question d’attitude. L’attitude dont je vous dis dans un article sur deux qu’elle correspond à 80% de votre succès… et qu’elle est contagieuse !

Soyez solaire, rayonnez, irriguez, contaminez vos proches, vos collègues, vos collaborateurs, vos clients. Contaminez-vous vous-même. Soyez solaire et ouvrez-nous les portes de Disneyland.

A 10h, la pièce commence !

Bon Vol avec les Aigles sous le Soleil !
Bon Vol avec les Aigles sous le Soleil !

 

Bon Vol avec les Aigles les Amis, bon Vol sous le Soleil !

Fabian

Le bonheur à cheval : récit d’un galop

Un premier virage à angle droit, un deuxième, un troisième. Le champ est ainsi tracé. Ainsi contourné par une large bande herbeuse. Caretina, la jument de Gary, chauffe. Son galop est sautillant, hoquetant. Gary. Les rênes lui brûlent la paume. Ombre est à sa hauteur. Je sens monter en elle comme une éruption. Le feu couve. Il couve sous moi. Bientôt la citerne. Gary dit qu’au virage de la citerne, c’est la ligne droite. La course commencera là.

Encore des virages. Encore des angles droits. Et les chevaux qui dansent. Citerne dans la ligne de mire. Un coup d’œil vif vers la droite. Une immense étendue d’herbe fraîche nous attend.

Gary et Caretina
Gary et Caretina

Gary et Caretina virent en tête. Bientôt je ne les verrai plus. Nous sommes côte à côte un instant mais irrésistiblement, Ombre se détache … puis s’envole. Depuis le début, mes rênes sont tendues. Je suis debout sur les étriers, muscles tendus aussi. Pas crispés. Là, je détends tout. Muscles, rênes. Je m’allonge sur Ombre. Elle a compris. Elle sait. Quelles images traversent la tête d’un cheval si toutefois il en traverse ? Se souvient-elle du parfum des champs de courses ? Des cris des parieurs ? Du vrombissement sourd des sabots sur la pelouse ? Sûrement elle se souvient.

À cet instant, comment décrire l’indescriptible ? Comment dire l’indicible ? Je voudrais arrêter d’écrire tant les mots manquent. Pour la beauté intense, il n’y a que le silence.

Ombre pour ... la Lumière …
Ombre pour ... la Lumière …

 

Une déflagration. Un déferlement. Un déchaînement. Ombre n’est plus qu’énergie. Un condensé d’énergie qui fend l’atmosphère. Fondu en elle, je touche le bonheur. Le palpe. Pleurer de joie ? Presque. J’ai connu ça deux fois déjà. Ses foulées sont si longues, si longues. Je deviens Ombre. N’entends plus rien. Nous sommes propulsés vers un infini de liberté, un Paradis qui n’est que pour nous. Hors du monde. Hors du temps. Il a dû se suspendre. Il la regarde. Comme elle doit être belle. Sans doute son corps écume. Sans doute ses naseaux sont grands ouverts. Sans doute ses veines gonflées du sang de la joie.

Ombre ne touche plus le sol. Ou c’est le sol qui n’ose plus la toucher ? Il n’y a plus rien. Que nous. Que cette danse merveilleuse au rythme insensé. Que ce jaillissement pur pour l’éternité. Nous ne sommes plus sur la terre. Nous effleurons le ciel.

« Être à cheval a dit Jérôme Garcin, c’est être entre ciel et terre, à une hauteur qui n’existe pas. »

Cette hauteur-là, je la connais.

Si vous volez avec les Aigles les Amis, peut-être croiserez-vous un cheval. Elle s’appelle Ombre.

Fabian

 

Le non-sens de la Vie

À question ultime, réponse ultime. Quel est le sens, autrement dit, la signification, de la vie ? Il n’y en a pas. Sauf à croire en un être suprême – ce qui n’est pas mon cas -, sauf à se réfugier derrière le paravent des croyances qui nous tiennent à peu près debout face à notre néant. Nous en venons. Nous y retournons. La vie : simple couinement dans un océan de vide ? Comme une éraflure ou un rai de lumière – à vous de voir -, une poussière de conscience dans le néant de la conscience et l’infinité de la poussière. Pourtant, cette poussière-là est notre unique univers. Notre unique horizon. Et puisque tout est dit déjà car il n’y a rien à en dire, tout devient possible. La vie est une matière à pétrir, une pâte à modeler. Une œuvre toujours déjà en devenir, jamais aboutie. Détruite avant que d’être. Mais alors, quels éphémères artistes sommes-nous ? Et si la seule vraie question était celle-là ?

Si la seule vraie question était celle-là, voici ce que j’en dirais.

Notre responsabilité de vivant est grande. Comme le papillon a le devoir d’être beau, élégant, virevoltant, même trois jours, nous l’avons d’être des artistes œuvrant au mieux. Une vie courte n’est pas forcément petite. Une vie courte peut être dense, intense, riche. Un émerveillement, une lueur dans la nuit. Une vie courte peut être grande.

Une vie grande est une vie de sagesse, si le sage, comme Comte-Sponville l’exprime si bien, « regrette un peu moins, espère un peu moins et aime un peu plus. » Nietzsche, après Marc-Aurèle,  ne dit pas autre chose : « amor fati. » Aimer ce qui est, aimer son destin.

Regretter un peu moins c’est se débarrasser du passé. Il n’a aucune importance, il n’est plus. Fi de nos culpabilités. Fi de nos mauvais choix, fi de nos erreurs de trajectoire. Embarquez au présent les leçons du passé si et seulement si elles servent votre présent. Mais rompez avec le passé définitivement. Il est entrave. C’est l’une des premières techniques enseignées au jeune conducteur : regarde devant ! Le cavalier ne s’y prend pas autrement. Quant au motard, sa survie en dépend. Carrément. Regarder devant.

Espérer un peu moins c’est se débarrasser du futur. Des angoisses du futur. Des peurs du futur. Le futur n’a pas plus d’importance. Il n’est pas encore. Luc Ferry est clair à ce sujet : « une vie bonne, une vie réussie, est une vie sans peur. » Et notre incapacité à être bien tient souvent aussi de notre incapacité à apprécier ce qui est, à goûter ce qui est, à accepter ce qui est. Si vous vous concentrez sur ce que la vie ne vous donne pas, votre frustration est permanente. Votre angoisse. « Le temps court et je n’ai pas encore accompli tel rêve, vécu telle histoire, traversé tel continent. »

Acceptez. Acceptez ce qui est. Appréciez ce qui est. Pendant longtemps, mes 65000 kms parcourus par an en voiture, les embouteillages, ont pesé sur mes jours. Aujourd’hui je roule plus encore, les routes et autoroutes sont plus encombrées encore, les embouteillages insensés, les heures au volant innombrables. Depuis que j’ai accepté ça, tout ça, je ne suis plus affecté. Ou moins.

Mes nuits d’insomnie aussi ont pesé. Je les ai acceptées. Acceptées les douleurs, les souffrances, catapultées dans mes chansons. Utiles les douleurs, utiles les souffrances, pour entrer plus et mieux en empathie avec l’autre. Avoir vécu beaucoup pour comprendre plus et aider mieux. Même les souffrances sont utiles. Si acceptées. Apprivoisées.

Aimer un peu plus c’est donc ça : accepter le présent. Retrouver la magie de l’instant. Les châteaux de sable, les sculptures de glace, sont magnifiques parce que fugaces. Et quoi ? Leur fugacité devrait nous en détourner ? Nous empêcher d’en savourer l’harmonie, la pureté, la perfection ?

La vie, comme un château de sable qui s'efface avec le temps
La vie est un château de sable

Si la vie n’était qu’un seul battement de cils, ce battement serait. Et le sens du battement serait le battement. Comme le sens de la vie est la vie. Ni entrée, ni sortie. Juste la vie pour la vie. Un battement de cils d’artiste : harmonieux, pur, parfait. Ou y tendant. Une vie d’artiste donc. Harmonieuse, pure, parfaite. Ou y tendant. Chercher la beauté pour la beauté.

Pratiquement,  car la philosophie peut être opérative, l’artiste est celui qui cultive son talent. Qui le pousse à son paroxysme. Quel est le vôtre ? Pratiquement, l’artiste réussit moyennant trois conditions : il insuffle de la passion dans tout ce qu’il fait, dans tout ce qu’il est. Il apprend les meilleures techniques, il modélise les stratégies d’excellence. Il travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, travaille, …

Si chacun de nous comprend que le sens de la vie est de ne surtout pas le chercher, mais bien de vivre grandement en nous sachant si petits, si chacun de nous choisit sa plus belle pierre - son talent -, la taille, la polit, si chacun de nous devient un artiste, un grand artiste, alors l’œuvre humanité sera plus belle, plus harmonieuse, plus pure, plus parfaite. Ou y tendant.

Vivons en artistes les Amis. Voler avec les Aigles, c’est ça.

Fabian

 

P.S. : Cet article participe au carnaval d’articles « Comment donner du sens à sa vie » du site http://developpementpersonnel.org, organisé par Jean-Louis du site http://mavieenmains.com

Vous voulez changer de vie ? Changez de posture !

Dans un précédent article intitulé « Avoir confiance en soi en un claquement de doigts », je vous expliquais la technique « Faites comme si » : faites comme si vous aviez confiance pour avoir confiance.

J’y reviens aujourd’hui avec un appui de taille, Amy Cuddy, spécialiste en psychologie sociale, diplômée de l’université de Princeton et professeur à la Harvard Business School.   

Votre corps, dit-elle, votre langage non verbal, forme votre esprit. Il le construit. Nos gestes donc, nos postures, modifient non seulement la façon dont les autres nous perçoivent, ce qu’ils pensent de nous et ce qu’ils ressentent à notre égard, mais aussi la perception que nous avons de nous-mêmes !

Notre corps a donc un impact immédiat sur nos pensées, nos émotions. Il les affecte réellement. Et c’est PROUVE !

Amy Cuddy l’explique dans un remarquable TED Talk que je vous invite à découvrir ici si toutefois vous comprenez l’anglais :

http://www.ted.com/talks/amy_cuddy_your_body_language_shapes_who_you_are

Dans une posture de faiblesse, le taux de testostérone, hormone de l’énergie, de la libido aussi, diminue, alors que le taux de cortisol, l’hormone du stress, augmente.

Wendy en position de faiblesse
Mon amie Wendy en posture de faiblesse extrême, main sur la nuque.
Gianni en position de faiblesse
Gianni en posture de faiblesse.
Rapport De Force
Avec Alex : le rapport de force n'est pas toujours celui qu'on croit !

A contrario, dans une posture de puissance, de pouvoir, le taux de testostérone augmente (moins chez la femme évidemment !) et le taux de cortisol diminue.

Gianni en posture de confiance
En posture de confiance ! Bon d'accord, il a des arguments !
Wendy en posture de puissance
Wendy en posture de puissance.
Kelly confiance
Kelly : sa maman lui a toujours dit de se tenir droite. On comprend pourquoi !

Si vous pouvez vous concentrer sur votre corps, le modifier, choisir une position de puissance, de pouvoir, ou simplement de confiance en soi, votre état d’esprit sera différent, vos pensées seront différentes, les autres vous verront différemment, VOUS VOUS verrez différemment, et vos résultats seront différents.

Amy Cuddy conclut par ces mots : « faites semblant d’être pour devenir ! »

Alors les Amis, faisons semblant d’être… des Aigles !

Bon Vol,

Fabian