Archives par mois de publication: avril 2019

Les secrets de la prise de parole en publique

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Fabian est philosophe, acteur, chanteur, formActeur, écrivain.
Il a plusieurs cordes à son arc.
J’ai lu son livre, “Le crime de l’orateur”, qui a changé ma vie.
J’ai vu son spectacle, qui a aussi changé ma vie et celle de beaucoup d’autres.
On fait le pitch du livre et du spectacle ?

C’est deux choses différentes. Mais peut-être expliquer le titre.

Le crime de l’orateur !

Pourquoi “Le crime de l’orateur” ?
Et bien, une histoire. Je vais vous raconter une histoire. Il y a quelques années, j’intervenais à l’Université de Valenciennes. Je formais ce qu’en France on appelle des thésards, c’est à dire des étudiants qui préparent une thèse de doctorat. En Belgique, on dirait un doctorant.
Et je les formais à prendre la parole en public.
Toutes leurs entrées étaient catastrophiques.
Or, je leur ai dit : un grand auteur contemporain (alors aujourd’hui il est mort, à l’époque qu’il ne l’était pas), Johnny Halliday, a expliqué qu’au début de sa carrière il avait reçu un conseil de Maurice Chevalier.
Ils étaient tous les deux assis sur un banc et Maurice Chevalier lui a dit : « Petit, pour réussir un concert, c’est très facile. Tu réussis ton entrée et ta … ?».

Sortie.

Exactement. Pour moi, c’est le premier secret des grands orateurs.
Ce jour là, alors que les étudiants délivraient des prestations plutôt médiocres, je leur ai dit, à bout d’arguments :
“Hier, il y avait un épisode des Experts Miami. Qui a regardé ?”
Plusieurs doigts se sont levés.
“Par quoi commence un épisode des experts, qu’il soit de Miami ou d’ailleurs ?” Et Pablo, je sais que tu es fan de séries.

Une intro, un générique ?

Et bien non, ça ne commence pas par un générique, ça commence par un … ?

Un crime

Parce que le scénariste est bien au courant que nous avons dans les mains un instrument terrible pour lui, qui nous donne accès à 1500 chaînes, la zapette.
Il doit donc capter notre attention tout de suite. On appelle ça aussi, dans mon jargon, une rupture de pattern.
Et pourquoi ai-je appelé ça “Le crime de l’orateur” ?
Parce que selon moi, l’orateur doit commettre un crime tout de suite, à l’instar de ce qui se déroule dans les Experts à Miami. Un crime, c’est bien sûr métaphorique. Et recréer des crimes régulièrement en cours d’exposé pour re-capturer l’attention de son audience.
Voilà pourquoi ça s’intitule “Le crime de l’orateur”.
Pour réussir son entrée.

Donc, n’hésitez pas à lire ce livre qui est toujours disponible.

Bien sûr !

Qu’on peut se procurer de quelle façon ?

Aux éditions de Boeck et Larcier, sur Amazon : “Le crime de l’orateur: Prise de parole en public : 3 secrets et 60 techniques”.

 

 

 

Faut-il laisser venir ou faut-il créer sa propre chance ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

On va parler de la chance.
Alors, faut-il la laisser venir ou faut-il créer sa propre chance ?

J’avais un mentor, John de Sloovere au cas où certains de nos auditeurs le connaîtraient ou auraient eu le plaisir, le bonheur, l’honneur de le rencontrer, qui disait :
« La chance, c’est les crochets qui passent ».

Il faut les saisir !

Oui, voilà.
Si vous allez à la foire et que vous êtes sur votre cheval ou votre gadget qui tourne dans le manège et que vous devez attraper la floche…
Vous vous souvenez de cette floche ? Et bien la floche, on ne l’attrape que si on tente de l’attraper.
Mais si on est tétanisé sur le manège et qu’on regarde la pointe de ses souliers, on ne peut pas attraper la floche.
Donc on ne peut pas se saisir de la chance.
C’est quoi finalement avoir de la chance ?
Un jour, une de mes amies à qui j’avais expliqué que je partais en voyage dans un pays plutôt intéressant, plutôt sexy, me dit : ”Tu en as de la chance”.
Je lui dis : “Oui, Dominique, j’en ai de la chance. Je me suis réveillé ce matin et les billets d’avion étaient sur mon lit”.
Evidemment, la chance n’avait rien à voir là-dedans. La chance, c’est un mélange d’opportunité et de préparation.
Si je suis préparé sur le terrain de foot à saisir l’opportunité, à savoir la balle qui arrive, et que je n’ai plus qu’à mettre le pied pour qu’elle rentre dans le but, ce n’est pas de la chance.
Je me suis entraîné pendant des centaines, des milliers d’heures pour pouvoir, à ce moment-là, être à cet endroit-là du terrain et d’un seul coup de pied, mettre la balle au fond du but.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la préparation.
Mais c’est vrai que je dois bénéficier de l’opportunité. Donc soyez toujours prêt à saisir les opportunités.
Dans une précédente capsule, une précédente Minute du Coach, je parlais avec toi du côté visionnaire. Soyez visionnaire, disais-je. Voyez loin !
Ce que vous devez bien comprendre, on peut relier le deux thématiques, c’est que “Vous deviendrez ce que vous vous verrez devenir”.
C’est ça voir loin.
Quand vous savez où vous voulez aller, alors bizarrement les planètes s’alignent, et la chance, vous pouvez vous en saisir.

 

 

 

Le premier secret pour devenir riche

 

Sud Radio, la minute du coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Bienvenue sur Sud Radio.
Soyez attentifs, chers auditeurs, chères auditrices, on va vous divulguer le premier secret pour devenir riche.

Oui, parce qu’il faut aussi en parler. C’est très intéressant ce phénomène, quand des gens ont des difficultés financières, souvent il y a deux causes qui apparaissent.
La première, qui est aussi très culturelle, je parle notamment de notre pays, de la Wallonie, et peut-être une culture un peu plus élargie encore : “L’argent, c’est sale”.
Ce n’est pas bien d’avoir de l’argent. Si vous avez de l’argent, vous êtes fatalement malhonnête. Et souvent j’observe que les gens qui en ont, ils ont tendance à se justifier d’en avoir.
Parce que ça les met eux-mêmes mal à l’aise.
Et je peux déjà vous dire une chose, les personnes qui ont plus d’argent que la moyenne, elles n’ont pas ce problème émotionnel.
Ça ne leur coûte pas d’en avoir, ça ne leur coûte pas de ne pas en avoir.
Mais surtout, ce qui fait la différence, c’est qu’elles ont une véritable éducation financière.
Nous ne sommes pas éduqués à l’argent. La plupart d’entre nous, nous vivons, nous grandissons dans des familles où l’argent est tabou. On ne nous en parle pas, pas plus que du sexe d’ailleurs.
Donc on arrive à l’âge adulte, on n’a jamais appris à faire l’amour, on n’a jamais appris non plus à tenir les cordons de la bourse si je puis me permettre...

Ce joli jeu de mots !

Ce jeu de mots, joli ou pas, je te laisse décider.
Et donc, je vous donne aujourd’hui un début d’éducation financière.
C’est très simple et c’est même très facile pour une fois.
D’habitude, ce que je dis est simple mais pas forcément facile, mais ici c’est les deux :
“Payez-vous en premier.“
Que font la plupart des personnes autour de nous ?
Elles consomment, elles payent leurs factures et si par chance à la fin du mois il reste quelque chose, elles le mettent éventuellement de côté ou elles investissent.
Je ne vais pas parler d’investissement aujourd’hui. Moi je propose exactement l’inverse.
Quand votre salaire tombe sur votre compte en banque, vous sortez au minimum 10% tous les mois.
10% c’est pour vous, vous vous faites conseiller pour bien les placer et puis vous payez ce qu’il y a à payer et vous fonctionnez avec ce qu’il vous reste.
Ne vivez pas au-dessus de vos moyens !

 

 

Passez à un niveau supérieur dans votre vie avec la Eagle Academy

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo : Bonjour Fabian !

Fabian : Bonjour Pablo !

C’est quoi la “Eagle Academy”, qu’on associe souvent à la Minute du Coach ?

La Eagle Academy, c’est l’entreprise que j’ai fondée, que j’ai créée.
On travaille sur le coaching. On pratique ce qu’on appelle l’Eagle Coaching.
On permet aux personnes qui nous font confiance de passer à un niveau supérieur dans leur vie, dans leur business, de devenir une meilleure version d’elles-mêmes.
Et d’ailleurs, ce qui est très important pour situer l’angle de notre approche, c’est un mantra clé.
Il y a le premier mantra qui est: “Élever les autres”. Nous avons pour principe d’élever les autres à chacune de nos interventions.
Et puis un autre mantra: “Notre volonté est de créer de la valeur, notre moyen est le profit, notre but est le bonheur, notre but est votre bonheur.”
Créer de la valeur, par exemple, j’espère que j’en crée et que j’en livre, j’en délivre dans cette Minute du Coach.
Le moyen est le profit parce qu’une entreprise qui n’est pas profitable, elle n’est pas pérenne. Que si vous-même vous ne gagnez pas suffisamment bien votre vie, vous ne pouvez pas être généreux avec les gens que vous aimez, que vous appréciez.
Et notre but est le bonheur, bien sûr.

Et la Eagle Academy s’adresse à qui ?

Ça s’adresse essentiellement à des chefs d’entreprise ou à des personnes qui travaillent en entreprise.
Et pourquoi la métaphore de l’aigle ? Parce que l’aigle, il est à distance des choses.
Il voit le terrain de jeu de loin. Un peu comme quand vous regardez le foot à la télé. Tout est toujours beaucoup plus clair. Ça va beaucoup plus lentement puisque vous êtes éloigné du jeu.
Or, la plupart des personnes vivent leur vie le nez dans le guidon. Et quand on a le nez dans le guidon, on ne voit pas clair. On est en peine pour se fixer des objectifs à long terme. On n’est pas visionnaire.
Et les personnes qui, en général, vivent des vies vraiment passionnées et passionnantes, épanouissantes, sont aussi des personnes visionnaires.
Et qu’est-ce que c’est qu’être visionnaire, Pablo ?
Le visionnaire est celui qui voit ce qui n’existe pas encore.

Est-ce que Jules Verne était un visionnaire ?

Clairement et Hergé aussi. Le visionnaire voit le futur, le ramène au présent et le traite immédiatement.

Et qu’est-ce que ça peut nous permettre d’être visionnaire ?
Comment cela peut-il améliorer notre quotidien ?

Je vais te donner quelques exemples.
On pratique tous les deux l’équitation. Imaginons que tu fasses un parcours d’obstacle. Le cavalier débutant, il aura tendance à regarder l’obstacle, à fixer les yeux sur la barre.
Alors que le cavalier qui est expérimenté, quand il est au-dessus de la barre, il regarde déjà la prochaine.
Et mieux que ça, avant d’entrer en piste, il connaît déjà tout le parcours.
Si, par exemple, quelqu’un qui nous écoute est aux études, universitaires, hautes écoles ou que sais-je, et qu’il est fixé sur un examen, alors c’est bien, parce qu’il faut le réussir cet examen, mais il vivra une vie beaucoup plus grande,
il aura des rêves plus grands, qu’il pourra transformer en projets plus grands, s’il est capable de se projeter très loin.
Si vous commencez le karaté, avec pour vision de devenir champion d’Europe, vous allez tout de suite vous mettre en action pour devenir champion d’Europe.
Vos entraînements seront créés pour devenir champion d’Europe. Votre régime alimentaire aussi.
Ça change tout, Pablo.

Donc soyez visionnaires pour …

Soyez visionnaires pour vivre la vie de vos rêves !

Merci Fabian !

 

 

Les deux systèmes de pensée qui altèrent la perception

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Est-ce que ça nous arrive souvent de nous tromper sans le savoir ?

Je crains que oui. Beaucoup plus souvent que tu ne l’imagines.

Exemple ?

2 + 2 Pablo ?

4

Bien, 58 x 73 ?
Je t’ai piégé.

J’ai besoin d’un papier, d’un Bic. Calcul écrit.

Je t’ai piégé, mon cher Pablo.
Quand je te dis 2 + 2 et que tu me réponds 4, c’est ta pensée rapide, dite aussi ton Système 1, qui répond. C’est immédiat, c’est automatique comme le pilotage automatique dans un avion.
Ça ne te coûte aucun effort. Par exemple, si je fais ça, voilà, je viens de lui envoyer quelque chose.

Je l’ai rattrapé par réflexe.

Il l’a rattrapé par réflexe et il vient de me le renvoyer, je le rattrape par réflexe.
Donc, dans les deux cas, c’est notre Système 1.

Je ne suis pas en train de me dire (ça serait alors le Système 2) : “Pablo vient de m’envoyer un objet, il faut que mes mains se saisissent de cet objet avant qu’il ne tombe par terre.”
Je n’ai pas le temps, c’est immédiat.
Quand je te demande 58 x 73 ... je ne sais plus quel était le calcul...

Tu connais la réponse toi ?

Non, bien sûr, je ne la connais pas. Alors là, je t’oblige à utiliser ton Système 2, ta vitesse lente qui est extrêmement paresseuse. Notre pensée lente est paresseuse. Et nous fonctionnons en permanence avec ces deux systèmes de pensée.

En alternance.

Oui, ou en même temps et alors ça crée des distorsions. Ce qu’on appelle des biais cognitifs qui altèrent notre jugement.
Je vais donner quelques exemples qui j’espère intéresseront les auditeurs de Sud Radio et leur montreront comme on peut souvent se tromper.
Une expérience tout à fait fascinante qui a été effectuée en laboratoire.
On demande à des sujets, des gens qui participent à l’expérience, mais sans bien sûr connaître les conclusions que les scientifiques souhaitent en tirer et on leur dit :
“Vous allez plonger la main gauche dans un bassin d’eau froide à 14° pendant 60 secondes.”
Et à 5 reprises, on leur demande de plonger la main dans un bassin d’eau froide à 14°, 60 secondes.
Puis on refait une expérience similaire avec la main droite. Cette fois, ils plongent la main droite dans un bain d’eau froide à 14°, mais après à la soixantième seconde, l’eau passe à 15°.
Et 5 fois de suite cette expérience est renouvelée : 60 +30, 60 à 14°. 30 secondes 15°.
Et au terme de cette expérience, quand on demande aux gens : “Des deux expériences, quelle est celle que vous souhaiteriez reproduire ? “
La grande majorité souhaite reproduire la deuxième.
Alors que ça n’a aucun sens puisque dans le deuxième cas de figure, votre main est plongée pendant 90 secondes dans l’eau froide plutôt que 60.
Mais, biais cognitif oblige, donc c’est le thème de cette capsule - le biais cognitif, ce qui altère complètement votre perception - comme votre cerveau n’a pas d’idée de la durée, fait fi complètement de la durée, lui, ce qu’il a aperçu, c’est le delta. C’est le changement.
Je passe de 14 à 15, donc c’est mieux.
Mais en fait non, c’est faux, il vous trompe. Je vous donne un autre exemple plus simple.
Pablo, tu rencontres quelqu’un qui t’est extrêmement sympathique. Mettons, tu rencontres quelqu’un qui est souriant, qui est avenant, qui est chaleureux et puis tu demandes à la personne :
“Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”
“Je suis kiné”. Est-ce que tu ne vas pas te dire, et cela sera presque inconscient : “ça doit-être un bon kinésithérapeute.” ?

Probablement.

Si, bien sûr, c’est ce qu’on appelle l’effet de halo. C’est un autre biais cognitif. Une toute petite caractéristique, il est sympathique, te fait généraliser : s’il est sympathique, il est ipso facto, bon kinésithérapeute.
Et peut-être a t-il détruit des milliers de dos.
L’inverse pourrait être vrai. Il est absolument antipathique, jamais j’irai me faire soigner chez lui.

C’est un mauvais kiné.

Et peut-être c’est le meilleur de la région.
C’est un autre biais cognitif, l’effet de halo qui va perturber complètement notre perception.
Et j’en donne un dernier :
Souvent, très souvent, nous avons tendance à valider ce que nous pensons et à chercher des ingrédients qui vont nous permettre de valider notre théorie.
On dit que la théorie détermine la perception.
Je prends un exemple très simple. Si ma théorie c’est qu’une voiture française, c’est confortable mais que ça clicote beaucoup. Dès que je rentre dans une voiture française, je vais trouver des éléments qui renforceront cette théorie.
C’est pour ça que la théorie détermine la perception.
Mais en réalité mes sens me trompent. Est-ce que je suis clair Pablo ?

Tout à fait !

Alors les amis, pourquoi je vous ai raconté ça aujourd’hui ?
Pour que vous sachiez que vous n’êtes pas complètement libre, pour que vous sachiez que vous êtes aussi le jouet de vos sens.
Au moment où vous vous rendez-compte, où vous avez conscience que vous n’êtes pas complètement libre, vous le devenez un petit peu plus.
Bon vol avec les aigles.

 

 

Comment ne pas accorder trop d'importance au regard des autres ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

C’est la forme ?

Oui, on applique.

Et toujours, pour partager avec vous cette Minute du Coach.
Comment affronter les critiques et faire face aux regards des autres ? Coin coin.

“Coin coin” qui lève déjà le voile sur ce que je vais expliquer.
Et bien je vous raconte une histoire, chers auditeurs et à toi Pablo.
Ça se passe il y a quelques années, j’anime une formation dans une grande entreprise du secteur pharmaceutique sur un thème absolument banal.
Dans le tour de table, une participante me dit: “Moi, mon problème, c’est que le regard de l’autre, les critiques des autres me mettent très mal à l’aise. Je ne parviens pas à faire face.”
Et subitement, j’ai cette image qui me vient. Tu sais, Pablo, que j’aime bien voler avec les aigles.
Et ce jour-là, j’utilise un autre animal, un autre volatile et je lui dis : “ Jocelyne, fais le canard ».
Pourquoi ? Parce que le canard, même quand il pleut à verse, l’eau ruisselle sur ces plumes. Elle ne l’atteint pas. Donc, ce que je lui propose à cette dame, que j’appellerai Jocelyne pour la cause, c’est de ne pas être le réceptacle à émotions des autres.
De mettre un couvercle, de ne pas être la poubelle à émotions des autres.
De ne plus être l’éponge. Car si vous faites l’éponge plutôt que le canard, je pourrai vous essorer pendant des heures, il coulera toujours quelque chose.
Quelques mois plus tard, je retourne dans cette entreprise - l’image du canard m’avait traversé sans plus - et une dame fait le tour de la table, va dire bonjour à tout le monde et puis s’arrête près de moi. Je ne l’avais pas reconnue, je vois énormément de monde tout au long d’une année.
Elle vient et elle me murmure à l’oreille : “Dites, le canard ça a changé ma vie et même que mes collègues m’ont offert un canard”.
Je n’ai pas demandé si c’était un sextoy, Pablo, je ne me suis pas permis ça, mais c’était très intéressant. En fait, elle a utilisé la phrase “Jocelyne, fais le canard” en guise de mantra.
Un mantra pour rappel, c’est une phrase que l’on répète et qui a vocation de protéger.
Et quand elle est confrontée à un regard de l’autre difficile, elle se rappelle “Jocelyne, fais le canard”.
Je fais la même chose, mon cher Pablo. Je m’imagine alors avec des plumes et je vois les mots qui ruissellent sur mes ailes sans jamais m’atteindre.
Chers auditeurs, chaque fois que c’est nécessaire, faites le canard.

 

 

 

Comment vaincre sa peur ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Hello Pablo !

Comment vaincre sa peur ou la peur ?
Tout simplement, se jeter à l’eau, peut-être ?

Oui, effectivement, la peur est apprise par la répétition et désapprise par la répétition.
Nous avons une passion en commun Pablo. Les auditeurs ne le savent pas., mais nous sommes tous les deux passionnés d’équitation. Et quand on tombe de cheval, qu’est-ce qu’il est recommandé de faire tout de suite ?

Remonter tout de suite ! Illico presto.

Alors si on est complètement déglingué et prêt pour les urgences, c’est compliqué.
Sinon, effectivement, de recommencer tout de suite afin que l’ancre ne se crée pas.
Que ne se crée pas un ancrage et qu’on n’associe pas le cheval au danger et qu’on puisse tout de suite…
Un peu comme si vous coulez une chape de béton. Il est encore liquide et vous marchez dedans.
Et bien juste derrière, il faut repasser - je ne sais pas, je n‘y connais rien, je ne suis pas bricoleur - mais il faut repasser sur le béton pour le relisser.
Mais si vous attendez que ce soit solidifié, c’est trop tard, on verra toujours les marques de vos pas.
Et bien, la peur c’est la même chose.
Vous tombez de cheval, remontez tout de suite. Et de quoi avez-vous besoin ? C’est le point de cette Minute du Coach.
Vous avez besoin de cette vertu dont nous avons déjà parlé, le courage.
Le courage, dixit Churchill, qui est la première de toutes les vertus, qui détermine toutes les autres.
Le courage, disait Platon, qui est une vertu cardinale.
Le courage, disait Aristote, qui est le juste milieu entre la couardise (la lâcheté) et la témérité.
Et ce qui est intéressant, c’est qu’Aristote précisait que le courage s’apprend.
Je reviens à la métaphore équestre : quand on apprend le saut d’obstacles, par exemple, on met d’abord une barre au sol. Et puis, on la monte de quelques centimètres. Et puis encore de quelques centimètres. Et puis un jour on passe à 1,40 mètre, mais on n’a jamais fait qu’augmenter de 5 ou de 10 centimètres.
Donc l’écart, le décalage, n’est pas si important.
Par contre, si je passe de la barre au sol à la barre à 1,40 m, ça va vraiment me mettre le trouillomètre à zéro.
Et ce que je vous propose, c’est d’affronter vos peurs en vous obligeant à aller en dehors de votre zone de confort. On sait que rien de grandiose ne se produit dans la zone de confort.
Alors, vous pouvez aller dans la zone d’effort.
Mais comme vous avez déjà appris grâce à la Minute du Coach, qu’il faut bien nommer les choses, vous ne la nommerez pas zone d’effort, vous la nommerez zone de magie.
Et dans la zone de magie, tout peut se produire. Y compris semer quelques graines de courage. Souvent, nous n’avons besoin que de quelques grammes.
Par exemple, un de mes meilleurs amis m’a offert, il y a quelques années, un saut à élastique. Alors que j’ai une phobie du vide absolument épouvantable.
J’ai utilisé toutes les techniques que je connaissais pour me coacher moi-même et je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de quelques tonnes de courages pour me jeter dans le vide mais juste de quelques grammes.
Et une fois que j’étais dans le vide, ma foi, je n’avais plus qu’à me laisser pendre. Donc, affrontez vos peurs en ayant un tout petit peu de courage.
La fois suivante, vous aurez un tout petit peu de courage supplémentaire, mais la barre sera un tout petit peu plus haute et vous serez de plus en plus courageux. Vous affronterez vos peurs et vous les désapprendrez, ce que je vous recommande.

Et comment trouver ce courage, Fabian ?

Alors, moi, je vais vous dire comment je le trouve.
Quand je suis en difficulté, plutôt que de ressasser un discours négatif du genre : “Mon Dieu, j’ai peur, qu’est-ce qui va m’arriver, ce n’est pas possible, pourquoi je me suis embarqué dans un tel projet ? “
Je me dis tout simplement : “Je suis un aigle”.
Je me tiens droit. J’ai les pieds légèrement écartés. Je mets le poids sur les talons.
Je me concentre sur ma respiration, bien sûr. Une belle respiration basse, dite aussi diaphragmatique. Je respire profondément.
Je visualise la situation telle que je veux la vivre, à plusieurs reprises. Je me conditionne. Je prépare mon cerveau, parce que mon cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et imaginaire.
Donc, tant que je suis en train d’imaginer par exemple ce saut à l’élastique parfait, et bien pour mon cerveau, c’est comme si j’étais déjà en train de vivre ce saut à l’élastique.
Et puis je me dis : “Je suis un aigle”.
Et bien je vais vous dire, Pablo, le jour où j’ai sauté, j’ai même chanté :
« I believe I can fly. I believe I can touch the sky ».

 

 

C'est quoi l'amour ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo

Bienvenue sur Sud Radio,
C’est quoi l’amour ?

Précisément, cette Minute du Coach s'adresse aux couples ou à ceux qui bientôt seront en couple.
Je ne suis pas sûr d'avoir la réponse mais, étant diplômé en philosophie, je peux vous dire la définition de Platon.
Il fait parler Socrate dans un livre fameux qui s'intitule “Le Banquet”.
Je vous la fait très courte.
Si vous êtes philosophe et que vous écoutez cette chronique vous allez sans doute vous dire “Mon Dieu, comme il prend de forts raccourcis !”
Mais ce n’est pas grave. Je vais assumer complètement.
L'amour, selon Platon, c’est le désir.
Le désir, c’est le manque.
Et quand le manque est comblé, le désir s’éteint et l'amour aussi.
Et Platon, dit André Comte-Sponville, qui est un philosophe français contemporain, a toujours raison !
Si donc, Madame, Monsieur, après 15 ans d'union, votre compagnon, votre compagne, vous dit “Je t'aime comme au premier jour”, c'est magnifique, c'est très mignon.
Mais c'est un mensonge
Alors, Platon ayant raison, qu'est ce qu'on fait avec ça ?
Songez-y. Si votre enfant reçoit un cadeau, à la Saint Nicolas par exemple, il est tout excité mais est-ce que quelques jours plus tard il n'a pas tendance à laisser son jouet traîner dans un coin de sa chambre ?
Le manque est comblé.
Et d'ailleurs, dans une culture, la nôtre, où on a de plus en plus ce que l'on souhaite
immédiatement, les enfants manquent de manque.
Nous manquons tous de manque.
Est-ce que ça fait du sens ce que je dis là ?

Oui.

Très bien.
Alors, qu'est ce qu'on fait de ça avec le couple ?
Ce que je vous propose, c’est de renouveler le manque.
Moi, par exemple, je suis un fan inconditionnel de la mousse au chocolat de ma mère, qui écoute certainement cette chronique, c'est la meilleure mousse au chocolat de la galaxie !
Je vous jure. J'ai tout essayé, il n’y a aucune mousse qui arrive à la cheville de celle de ma mère.
Mais voilà, si j'en mange à chaque repas, sûrement je finirai par ne plus pouvoir la voir.
Il n’y aurait plus de manque.
Sachant cela, on peut maintenant suivre la route d'Aristote et de Spinoza.
Platon, Aristote : IVe siècle avant JC.
Spinoza : XVIIe siècle. Ça se passe en Hollande. Spinoza, considéré comme le philosophe du bonheur.
Que dit Aristote ? Et la phrase est majuscule.
Aristote dit : “Le désir est l'unique force motrice.”
Spinoza : “Le désir est l'essence-même de l’homme.”
La question que je pose, à vous qui êtes en couple :
“Est-ce que, étant en couple, vous écouter, vous êtes à l’écoute des désirs de l’autre ?”
Somme toute, être dans cette relation-là, même une relation d'amitié, c'est être, d'une certaine manière, le professionnel des désirs de l'autre.
Je vous donne un indice qui, je crains, va être très éclairant.
Quand arrive la date d’anniversaire de votre compagnon, de votre compagne, de votre meilleur ami et que vous lui demandez : “Tu me donnes ta liste de cadeaux ?” …
Demander la liste de cadeaux, c'est une façon de dire : “Tu n'es pas assez important pour moi, au point où j'aurai envie de me creuser la tête et de t'écouter suffisamment pour sonder tes désirs.”
Je vous invite à sonder les désirs des personnes que vous aimez, que vous voulez choyer.
Et, cerise sur ce gâteau, sondez et scrutez vos propres désirs.
Soyez à l'écoute de vos propres désirs.
N'écoutez pas le désir des autres, n'écoutez pas ceux qui veulent plaquer sur vous leurs propres fantasmes.
Vivre sa vie, être l'acteur de sa propre vie, c'est d'abord écouter ses propres désirs.

Merci Fabian.

 

 

Un secret pour réussir dans la vie

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

On se connaît depuis quelques années.
Il y a-t-il des secrets entre nous ?
Il y a-t-il des secrets entre toi et les auditeurs de la Minute du Coach ?

Entre eux et moi, sûrement.
Entre nous deux, pas tellement.

Un secret pour réussir dans la vie.
Un petit secret … Même un grand !

Déjà, le mot “réussir” est un mot difficile à appréhender.
Qu’est-ce que ça veut dire pour toi “Réussir dans la vie” ?
Qu’est-ce que ça veut dire pour moi ?
Sûrement pas la même chose.
Certainement nous ne partageons pas, à ce sujet, le même référentiel.
Je vais donc prendre un parti pris aujourd’hui, et ce que je propose aux auditeurs,
c’est de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux.
Car, selon moi, de nouveau c’est un parti pris, réussir dans la vie c’est jouer sa petite musique intérieure.
Et trop de personnes mourront sans jamais avoir joué leur petite musique intérieure.
Mais, peut-être, en ayant joué la partition des autres.
Si vous voulez devenir l'acteur de votre vie, ne soyez pas le spectateur de celle des autres.
Et dès lors, c’est ma proposition ce matin :
Identifiez votre plus grand talent !
Est-ce que, Pablo, tu connais Glenn Gould ?

Évidemment. Musicien hors-pair.

Pianiste de génie.
À ton avis, qu’est-ce qu’il faisait le plus au cours d’une journée ?

Jouer.

Jouer du ?

Piano.

Debout. C’est peut-être un détail …

Pour vous. Mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Pour moi aussi.
Quand vous observez des gens comme lui, qui ont littéralement touché les étoiles, ils les ont touchées parce qu'ils se sont concentrés sur ce qu'il faisait vraiment de mieux.
Ce que j'appelle leur zone de génie.
Identifiez, chers amis, votre plus grand talent et travaillez-y autant que vous pouvez.
Alors, vous deviendrez une meilleure version de vous-même.
Il ya plusieurs pistes pour identifier son plus grand talent.
Je peux vous en donner. Si vous allez sur notre page Facebook, je vous donnerai des astuces.
Mais je vous en donne déjà une :
Demandez à 15 - 20 personnes autour de vous, qui vous connaissent quand même suffisamment bien, dans des domaines très différents, voisins collègues de travail…
Demandez-leur : “Qu’est-ce qui, à ton avis, est mon talent le plus éclatant, ce que je fais avec beaucoup de facilité, beaucoup de plaisir, alors que pour les mêmes choses, les autres ont tendance à ramer beaucoup ?”
Cela vous donnera déjà une indication, le regard des autres, sur votre plus grand talent.

Merci beaucoup Fabian.
On te retrouve comment sur les réseaux sociaux ?

Fabian Delahaut, sur Facebook, je pense que je suis tout seul.

Merci !

Avec plaisir. Au revoir !

 

 

 

 

Où est votre espace de Liberté ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Bienvenue sur Sud Radio à toutes et à tous.
Où est votre espace de liberté ?
C’est la question qu’on se pose.

Grande question posée par Stephen Covey.
Stephen Covey, dans mon domaine, c’est l’équivalent de Michael Jackson dans la pop music.
Donc vous ne le connaissez peut-être pas mais ce monsieur…

C’est une rock star.

Oui voilà, c’est une rock star dans l’industrie du développement personnel.
Il a écrit notamment un livre que je recommande : « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent ».
Et dans le livre suivant, “La 8ème habitude”, il nous explique notre espace de liberté.
L’espace de liberté, Pablo, il est exactement situé entre le stimulus externe, qui par définition est hors contrôle - par exemple il pleut à verse, je n’ai pas de contrôle sur la météo - et votre réaction interne qui, par essence, par définition, est sous contrôle.
J’observe qu’il pleut mais il n’y a pas de mauvaise météo, seulement des vêtements inappropriés. Il m’appartient donc de choisir les vêtements appropriés.

En fonction.

En fonction. Je suis dans un embouteillage, j’ai plusieurs options.
Je peux m’exciter, je peux manger mon volant, je peux respirer, me détendre, écouter de la musique douce et attendre patiemment que cela passe.
Mon espace de liberté est très ténu, très mince. Mais c’est le seul que j’ai à ma disposition. Quel est mon choix entre le stimulus que je ne contrôle pas et ma réaction que je contrôle ?