La stratégie de succès

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Bienvenue sur Sud Radio et merci de passer un peu de temps avec nous.
On sait que tu es fort occupé puisque tu es formActeur, tu es aussi le leader, le manager et le directeur général de l'Eagle Academy, qui apprend aux gens à prendre de la hauteur, de la distance.
Raison pour laquelle, à l'issue de chacune de nos séquences, tu souhaites un bon vol aux auditeurs.

Exactement.
Et le vol que je leur propose ce matin est celui qui va leur permettre de comprendre quelle est leur stratégie de succès. Et même de la modéliser.
Modéliser, ça veut dire prendre pour modèle. Très souvent, que fait-on ?
On observe quelqu'un qui connaît un succès et on se demande comment on peut s'approprier sa stratégie à lui.

C'est du mimétisme, alors ?

Oui mais c'est très intéressant.
Ça a des fondements extrêmement puissants.
Moi, ce que je propose, ce que je préconise, c'est, en plus de cela, de modéliser sa propre stratégie de succès.

A sa façon ?

Oui et tout commence, pour ce qui me concerne, dans mon bain.
J'ai déjà parlé de mon bain dans cette chronique. Il s'avère que j’en prends un tous les matins. Et c'est intéressant de prendre un bain plutôt qu'une douche - la douche c'est bien aussi - mais c'est intéressant parce qu'on a un peu plus le temps pour visualiser sa journée et la construire déjà.

Lorsque tu parles de visualisation, c’est une sorte de méditation ou pas ?

Non, pas exactement, c'est plutôt une projection.
Je réfléchis à la journée que je souhaite vivre, à la semaine que je souhaite vivre et je l'imagine.
Donc je la crée mentalement d'abord, pour la vivre ensuite.
Quand je joue un spectacle ou quand je chante en concert, c’est encore plus fort.
Que je sache, les meilleurs, quel que soit leur domaine, leur activité, leur secteur utilisent cette technique de la visualisation.
Par exemple, on a une passion commune pour l'équitation, un cavalier d'obstacles, un cavalier de dressage, il va visualiser son parcours ou visualiser sa reprise de dressage avant même de monter à cheval.
Ici, dans mon bain, je visualise. Un matin, je me suis dit :
“Mais au fait, les succès que j'ai pu glaner dans ma vie, dans ma carrière, est-ce qu'ils ont des points communs ? Est-ce que, éventuellement, il y a une séquence commune ? Qui sait ?”
Et il y avait une séquence commune.

Quel est ce dénominateur ?

Ça c'est la meilleure question posée. C’est une question de mon ami Lionel Russo, qui me dit :
“Fabian, acharne-toi à trouver le dénominateur commun”.
Et j'ai cherché le dénominateur commun chez moi.
J’invite, je convie les auditeurs à chercher le dénominateur commun chez eux.
Parce que ma propre stratégie de succès ne va peut-être pas convenir à Pierre, Paul ou à Jacques.
Mais, une fois que je l’ai eue repérée… Je pourrais l’expliciter, ça n’a pas tellement d'intérêt ...

Est-ce que tu pourrais quand même donner des exemples concrets ?

Oui, je vais donner un exemple. L'exemple le plus concret, c'est mon one-man-show.
Mon one-man-show, je l’ai d’abord vendu, j’ai touché l'argent avant de l'écrire, les salles étaient réservées, le public était convié. 1000 personnes pour la première salve.
Ça se jouait le 13 juin. Le 1er avril, je n'avais toujours pas écrit une ligne, mais je m'étais tellement engagé, l'engagement public était tellement fort que j'étais obligé de délivrer.
Dans ces cas-là, j'aime beaucoup l'expression, même si elle est terrifiante, américaine ou anglo-saxonne : “deadline”. La ligne de mort.
Au-delà de cette ligne, vous êtes mort.
J'avais une deadline, c’était le 13 juin. Par la porte ou par la fenêtre, je devais délivrer ce spectacle, ce qui fut fait.
J'ai donc compris que tout ce que j'avais pu réussir, que soit l'écriture d'un livre, l'aboutissement d'un projet, de très gros projets, souvent commençait par :

Je fixe une échéance, je fixe une date, je paie, je paie pour par exemple réserver une salle ou je me fais payer ce qui est pire encore, parce que vous êtes davantage redevables, et je le crie sur tous les toits.

Un peu comme celui qui crie qu'il va arrêter de fumer, mais c'est rarement suivi d'effet.
Chez moi, ça a un impact extrêmement fort et après je suis un véritable pitbull.
Je m'arc-boute sur mon objectif et plus personne ne peut me faire dévier de ma trajectoire.
Mais, je répète, ce n'est pas nécessairement ce type de stratégie qui va convenir à tout le monde.
Ma propre sœur, elle, n'est pas très fan d’annoncer ses objectifs publiquement.

À chacun sa manière d'aborder la stratégie du succès.

Une fois que vous avez identifié votre séquence : quelles sont les différentes étapes, à quelles ressources vous avez accès, comment vous les mobiliser, …
C'est ce que je fais depuis. C'est pour ça que j'ai pu depuis aborder de grands projets et en réaliser beaucoup plus qu'avant. C'est que cette séquence, je la reproduis, encore et toujours et de plus en plus puisque je sais qu'elle fonctionne pour moi.
Jusqu'à présent, je ne me suis pas trompé.

 

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