Archives par auteur Fabian

Votre tableau de bord virtuel

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Fabian, de la Eagle Academy...
C’est quoi la Eagle Academy ?

La Eagle Academy, c’est une académie que j’ai créée pour permettre aux gens de voler avec les aigles, d’être à distance de leur activité, de leur entreprise.
Et quand on est à distance des choses, parfois même de sa propre vie, on a une vision beaucoup plus claire de la situation. Et on prend une meilleure décision.

On va parler de notre tableau de bord virtuel. Quel est-il ?

Oui, alors ce tableau de bord m’est venu d’Alain Goudsmet.
En Belgique, on a quelques pointures. Alain Goudsmet, c’est une pointure.
Notamment, il a travaillé avec les hockeyeurs belges dont on sait qu’ils connaissent des résultats vraiment exceptionnels.

Depuis quelques temps effectivement.
Depuis qu’ils se connaissent.

Surement. Et Alain Goudsmet a un concept que je trouve vraiment très beau, très juste et très puissant : les 3 batteries.
Il nous dit : “Vous avez 3 batteries”.
- La batterie physique. Est-ce que vous dormez bien ? Est-ce que vous dormez suffisamment ? Est-ce que vous prenez soin de votre corps ? Est-ce que votre alimentation est saine.
- La batterie mentale et intellectuelle. Est-ce que vous vous nourrissez intellectuellement ? Ou est-ce que vous regardez par exemple 3 journaux télévisés par jour avec un amoncellement de mauvaises nouvelles qui pourraient au contraire vous toucher beaucoup et très négativement.
- Et enfin la batterie émotionnelle. Est-ce que vous riez ? Par exemple, explique Alain Goudsmet, au siècle dernier, au début du siècle dernier, les gens riaient en moyenne 16 minutes.
Mais aujourd’hui nous sommes sous la minute. Vous avez bien entendu Pablo, et vous aussi chers auditeurs, en moyenne nous rions moins d’une minute par jour.
Et ce qu’il préconise, c’est de travailler aux 3 batteries, sachant que vos batteries se vident.
Votre batterie physique, votre batterie intellectuelle, votre batterie émotionnelle, elles se vident et ça c’est hors contrôle.
Ce qui est complètement sous votre contrôle, ce sont les recharges.
Et vous avez intérêt à effectuer les recharges suffisamment tôt.
Un peu comme si vous êtes en panne d’essence avec votre voiture. Vous n’attendez pas d’être complètement à sec, sinon vous allez rester longtemps sur le carreau à attendre qu’on vienne vous dépanner.
Donc il faut recharger avant que ce soit à plat.
Deux conclusions à cela.
- Vous valez ce que vaut votre batterie la plus faible.
Je prends un exemple. Vous êtes sur un cours de tennis. Vous êtes techniquement très doué. Vous êtes physiquement diminué parce que vous avez été pendant 8 semaines au repos suite à une blessure.
Mentalement vous êtes “fit”, mais au bout de 10 minutes, comme physiquement vous êtes diminué, vous ne serez pas bon.
C’est votre batterie physique qui donnera le La, qui donnera finalement votre résultat final.
- Et enfin 2ème conclusion que je trouve très intéressante, quand les 3 batteries sont à plat, vous êtes en Burn Out.

Eviter ça ! Bon vol avec les aigles !

On va vous booster aussi avec la musique de Sud Radio.

 

Comment dire à quelqu'un qu'il pue le poney?

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour tout le monde, bienvenue sur Sud Radio, votre Minute du Coach, avec notre coach favori, Fabian. Il faut le dire !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Alors aujourd’hui, une séquence fort intéressante.
Comment dire à quelqu’un qu’il pue le poney ?
On a tous déjà été confronté à cette situation. Faut-il le dire ou pas ?

Si vous ne le dites pas, vous êtes complètement passif et vous subissez la situation.
Il n’y a aucune raison pour subir quelqu’un qui sent mauvais. Maintenant je vous dirais, la dernière fois que j’étais confronté à ça, c’était dans un …

Dans une salle de sport, avec quelqu’un qui suait juste à côté, non ?

Non, dans un supermarché. C’était dans la file d’attente du supermarché.
Je n’ai bien sûr rien dit à cette personne puisque 2 minutes plus tard elle disparaissait complètement de ma vie.
Mais si la situation est amenée à se reproduire, il n’y a pas de raison que je la subisse.
Et là, il faut être très attentif. Bien sûr, on n’emploiera pas l’expression « tu pues le poney », c’est assez mal venu.
D’autant plus que dans l’expression “tu pues” ou “tu sens mauvais”, il y a le « tu », et on dit en communication que trop de « tu » tue le « tu ».
Quand vous dites « tu » à quelqu’un, vous atteignez son identité.
Par exemple: vous avez un enfant et l’enfant fait quelque chose de pas très bien.
Si vous lui dites « Quentin, tu es un méchant garçon. Arrête d’ennuyer ta sœur ! »
Là, vous atteignez son identité. Vous liez le « tu » au fait qu’il est méchant et c’est très dur. C’est un message assez radical.

Puissant !

Oui, mais malencontreusement puissant. Ce que je vous conseille, c’est plutôt de dire, « Quentin, quand tu agresses ta sœur comme cela, ce n’est pas toi. Ça, ce comportement-là, ce n’est pas toi. »

Ça ne te ressemble pas.

Revenons à cette personne qui sent mauvais.
Vous allez commencer par D : décrire les faits.
La méthode s’appelle DESC.
D : Décrire les faits.
Quentin, je vais garder ce Quentin.
« Quentin, j’ai remarqué, quand je suis dans une pièce avec toi, il y a des odeurs corporelles qui me dérangent. »
Et quand je dis « qui me dérangent », je passe à la lettre E.
E : j’Exprime mes sentiments.
« Qui me dérangent ». Donc, je n’ai pas dit « tu ».
« J’ai observé des odeurs corporelles qui me dérangent, peux-tu s’il te plaît trouver une solution ? »
S : de Solution.
Alors la solution, vous avez 3 solutions.
Soit vous demandez à l’autre de la trouver, soit vous la trouvez ensemble, soit vous la lui proposez.
Et C, vous terminez avec des Conséquences émotionnelles positives.
“Je serai, alors, vraiment ravi de continuer à travailler avec toi dans une atmosphère plus sereine. Je te remercie vraiment beaucoup de m’avoir écouté.”
Et vous pouvez même enchaîner en disant: “Ce n’était pas facile pour moi de te dire ça et j’espère que tu l’as bien pris parce que notre amitié est importante pour moi. Tu es quelqu’un que j’estime beaucoup.”
Quand je dis “tu es quelqu’un que j’estime beaucoup”, je fais clairement la distinction entre les faits, les odeurs corporelles et la personne.
Et c’est très important, chers amis, de toujours faire la différence entre les faits et la personne.
On attaque le ballon, jamais la jambe.

 

 

Que faire dans la "tempête" ?

Sud Radio, la minute du coach.

 

Pablo :  Merci de voler avec les aigles en notre compagnie, avec Fabian surtout, sur Sud Radio. Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Que faire quand vous êtes dans la tempête ?
C’est quoi être dans la tempête ?

C’est quand on est face à la difficulté, face à un gros challenge. Quand on est émotionnellement très perturbé. Quand on vit une espèce de tsunami émotionnel. On n’a plus tellement le contrôle de soi.
Alors qu’est-ce qu’on fait dans ces moments-là ?
Et bien une anecdote

Lâcher prise peut-être ?

Oui, effectivement, on y arrive, mais le lâcher-prise c’est encore très conceptuel. Ce que je vais proposer aux auditeurs, c’est quelque chose de très concret.
Il y a des années, j’avais en formation un très jeune pilote d’avion-cargo.
Et à un moment donné, j’aborde le thème du relâchement.
Tu dis lâcher-prise, relâchement, c’est quand on est détendu.
Comme dirait Roger Federer : “Relâché mais concentré”.
Pas le relâchement comme un adolescent lymphatique qui se déplace avec peine.
Donc j’aborde le thème du relâchement.
Et ce pilote me dit : « Et bien oui, ça, dans mon métier, c’est normal. Si tu es confronté à une tempête, le réflexe pour le pilote dans la tempête, c’est “fffff”»
Donc le relâchement complet.
Et comment on parvient au relâchement ? En respirant.
La respiration dite basse ou la respiration dite diaphragmatique.
Ce qui se passe, c’est que quand vous êtes justement confronté à une difficulté, vous avez tendance à tout bloquer, à vous crisper.
Et quand on est crispé, on est toujours mauvais.
Quand vous êtes envahi par un tsunami émotionnel, toutes vos décisions sont mauvaises.
Même si le tsunami émotionnel est positif, votre décision sera mauvaise.
Le conseil, la séquence que je propose donc aux auditeurs est la suivante :
1- me concentrer sur ma respiration, oublier tout le reste. Je me concentre pour respirer de façon basse. Donc je vais littéralement utiliser mon diaphragme, respirer comme un chanteur, comme un acteur.
2- je pense à mon objectif, je fixe mon objectif. En fait, qu’est-ce que je veux dans cette situation ?
3- je trouve le moyen de l’atteindre.
Je vous donne un exemple très concret.

Pour prendre la bonne décision.

Exactement, un exemple très concret.
Vous recevez un email qui vous est très désagréable et vous avez immédiatement envie de répondre, de lui envoyer un de ces …
Mon conseil : surtout attendez quelques heures, voir 24 heures.
La tension sera retombée. Réfléchissez à votre objectif et écrivez les mots qui cette fois seront justes et non pas simplement l’épanchement de votre colère.

Merci beaucoup Fabian pour ces précieux conseils.

Avec plaisir.
À bientôt.

 

 

Astuce pour influencer votre interlocuteur

 

Sud Radio, la minute du coach.

 

Pablo : Bonjour Fabian !

Fabian : Bonjour Pablo !

Comment ça va ?

Ça va bien.

Toujours bien, avec lui.
On va vous donner aujourd’hui un truc tout simple pour influencer votre interlocuteur.

Oui Pablo, je vais vous donner ce truc mais avant je dois vous dire ceci : je l’ai vu dès que je t’ai rencontré, tu es quelqu’un de véritablement brillant.

Merci, c’est gentil, je le savais. Mais en fait là, tu es en train de me manipuler, c’est ça ?

Et là je suis en train d’utiliser ce truc.

C’est de la manipulation ?

Ce qui se passe, quand vous adressez un compliment à quelqu’un, immédiatement vous lui êtes sympathique. Et la sympathie, c’est un déclencheur psychologique très fort.
Donc, si vous êtes sympathique avec sincérité, c’est mieux.
Moi ici je viens d’utiliser une technique de manipulation certes, même si nous nous connaissions bien et je peux affirmer maintenant que tu es quelqu’un de brillant, effectivement.
Mais si ce n’était pas vrai, ça fonctionnerait quand même.
Donc apparaître comme très sympathique, être souriant, être ouvert, adresser des compliments aux gens, ça vous permet d’avoir plus d’influence sur eux.
Un compliment c’est donc sincère. Si vous flattez, vous êtes dans la manipulation, mais ça marche aussi.

 

La procrastination

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo:  Nous allons peut-être procrastiner, ou pas, avec Fabian.
Bonjour, bienvenue.

Fabian:  Bonjour.

C’est l’heure de la Minute du Coach.
La procrastination : qu’est-ce que c’est et comment la vaincre avec un mantra ?

Oui, alors ça, c’est des mots compliqués.
Procrastination, ce n’est pas un mot tout à fait banal.
Mantra, ce n’est pas un mot banal non plus.

Et pourtant tout le monde le fait.

Et pourtant tout le monde le fait à des degrés divers.
Procrastiner, chers auditeurs, c’est “postposer”, c’est reporter au lendemain.
Peut-être vous procrastinez par rapport à, je ne sais pas, votre déclaration d’impôt.
Peut-être vous reportez l’étude de vos cours, si vous êtes encore aux études.
Nous procrastinons pour des raisons diverses, à des degrés divers.
Moi, pendant longtemps, comme beaucoup d’entre vous surement, j’avais tendance à procrastiner parce que j’attendais que les éléments soient parfaitement réunis avant d’agir.
Et ce critère, cette valeur de perfection est terrible et redoutable car bien sûr, rien n’est jamais parfait. Si vous attendez que les conditions soient parfaitement réunies, vous n’agissez pas.
Et un jour, j’ai rencontré un entrepreneur très célèbre au Brésil. Il s’appelle Erico Rocha.
Et Erico Rocha, il a un mantra.
Un mantra, c’est quoi ?
C’est une phrase très courte que l’on se répète et qui a vocation de protection.
Et plus vous vous la répétez et plus elle devient une forme de vérité et elle finit par s’insinuer véritablement en vous et à vous transformer.

Goldorak, Go !

« Goldorak, Go !», oui, ça nous aimons tous les deux, Goldorak. Il ne fallait peut-être pas le dire.
La phrase d’Erico Rocha, vraiment, elle percute. C’est : « Fait est mieux que parfait ».
Depuis que je me répète régulièrement ce mantra, « fait est mieux que parfait », je délivre beaucoup plus qu’avant.
C’est souvent imparfait, en fait c’est toujours imparfait, mais il vaut mieux que ce soit délivré imparfaitement que pas délivré du tout.
Et je peux vous assurer, ça a changé ma vie et mon business.

 

Une question puissante de Mark Zuckerberg

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo:  C’est le moment, c’est l’instant d’accueillir Fabian, histoire de voler avec les aigles en sa compagnie.
Bonjour Fabian !

Fabian:  Salut Pablo !

Comment être très efficace, productif et atteindre tous vos objectifs ?
C’est une question puissante d’un certain Mark Zuckerberg .

Oui, Marc Zuckerberg, le créateur, le fondateur de Facebook.
Vous savez, dans ma pratique d’Eagle Coach, je rencontre beaucoup de personnes qui se plaignent, qui sont frustrées de ne pas atteindre leurs objectifs.
Et quand j’observe leur façon de fonctionner, elles sont extrêmement dispersées.
Parfois, les femmes notamment me disent « Oui, mais j’ai vu le spectacle Mars et Vénus. Et une femme peut faire 2 choses en même temps ».
Je vous, je te rassure Pablo, on peut se tutoyer? Je te rassure, les hommes aussi peuvent faire 2 choses en même temps.

Même 3 !

Oui, même 3 et j’ai des images qui me viennent.
Par contre nous ne pouvons pas nous concentrer sur 2 choses en même temps. Ça, c’est impossible.
Or, on n’est jamais aussi efficace que concentré. Exactement comme les rayons du soleil.
Et la question que Marc Zuckerberg se pose très régulièrement - je vous invite chers auditeurs à vous la poser toutes les 15 minutes, par exemple - c’est : “Est-ce que ce que je fais, en ce moment, est la meilleure chose à faire en ce moment” ?

Est-ce productif ? Est-ce intéressant ?

Exactement. Est-ce que ça correspond à ma mission de vie ?
Est-ce que ça correspond au but, au plus grand but que je me suis fixé dans la vie ?
Ou à mon but de la semaine par exemple ?
C’est extrêmement fort et ça permet de hiérarchiser, de donner des priorités aux tâches et aux missions.

Et comment savoir si la réponse est bonne ?

Vous le savez si vous êtes aligné avec un grand objectif.

 

Deux conseils pour rester jeune et intelligent !

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo:  Fabian est avec nous, bonjour !

Fabian:  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

C’est reparti pour une nouvelle Minute du coach, sur Sud Radio.
Le thème d’aujourd’hui : 2 conseils pour rester jeune et intelligent.

Oui Pablo, et bien sûr, vous n’en avez pas besoin.
Vous pouvez aller boire un godet pendant que j’explique ça à nos auditeurs.

Je m’en vais de ce pas.

Deux conseils très simples, très pratiques aussi.
Vous savez, Pablo, que la plupart des choses que nous faisons, 90 % des choses que nous faisons, sont le fruit de nos habitudes.
Et malheureusement, nous allons ancrer et forger de très mauvaises habitudes.
Il faudrait s’en débarrasser. Ça prend en moyenne 66 jours

66 jours pour effacer les “systématives”.

Oui, voilà, en moyenne bien sûr, pour créer une nouvelle habitude.
Et parmi les excellentes habitudes qui permettent de rester plus jeune et plus intelligent plus longtemps, il y a la lecture.
Lire tous les jours, une demi-heure, d’un texte relativement difficile. : pas Paris Match, je n’ai rien contre ce magazine, mais pas non plus "googler". Si vous êtes sur internet, vous n’êtes pas en train d’activer les mêmes zones du cerveau que quand vous lisez un vrai livre, de la vraie littérature.
Un livre de développement personnel par exemple.
Ça va créer ce qu’on appelle des synapses. Les neurones, quand ils se connectent, créent des synapses.
Ça vous rendra plus intelligent, plus cultivé aussi.
Ça vous permettra d’avoir un vocabulaire plus étendu, plus soutenu.

Et qu’est-ce qui nous rend plus jeune ?

Le fait d’activer son intelligence, bien sûr, parce que l’intelligence c’est comme la mémoire, si on ne s’en sert pas, ça s’use.
Et aussi une demi-heure, non pas de sport, mais d’activité physique relativement soutenue.
L’idéale c’est la marche. Et moi comme j’aime bien l’efficacité, je combine les deux. Je vais à ma salle de sport, je m’assieds sur un vélo, je pédale à un bon rythme, tout en lisant.
Si bien que cette heure, qui me permettrait de rester plus jeune et plus intelligent, je la réduis à 30 minutes.
Si ça ce n’est efficace !

Merci beaucoup Fabian !

Avec plaisir !

 

Des objectifs très intelligents

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo:  C’est l’heure d’accueillir Fabian Delahaut, votre coach sur Sud Radio. Bonjour Fabian !

Fabian:  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

On vole avec les aigles grâce à toi. C’est ta philosophie.
C’est ton leitmotiv, pourquoi ?

Exactement, c’est … Parce que je veux vraiment profiter pleinement de l’existence.
Être l’acteur de ma propre vie, pas le spectateur de celle des autres.
Et l’aigle m’offre cette métaphore magnifique. Il est à distance des choses.
Vous savez, quand on est pris dans un tourbillon émotionnel, le plus souvent nos décisions ne sont pas justes.
Même si l’émotion est extrêmement positive, la décision ne sera pas juste.
L’aigle me permet d’être à distance des choses pour mieux choisir, mieux décider de qui j’ai envie de devenir, pour devenir.
Et c’est ce que je vous propose à travers ces capsules.

Volons ensemble ! Grâce à toi.

Voilà, pour devenir une meilleure version de vous-même.

Et de quoi allons-nous parler aujourd’hui ?

Pablo, quand tu montes dans un taxi, quelle est la première question qu’il te pose ?

Où allez-vous ?

Ok. Et imaginons, là, que tu prennes le taxi en sortant du bâtiment.

Je rentre chez moi.

Tu rentres chez toi, donc tu vas donner ton adresse précise.

Bien sûr.

Mais si tu lui dis, « je voudrais être dans un chouette endroit, sympa, de la région de Mons », ça va être très compliqué pour lui de mettre le moteur en marche. Juste ? A priori, oui.

Oui, peut-être.

Et bien tu vois, ce que je veux dire à travers cet exemple, c’est que dans la vie, nous nous fixons très rarement - je l’observe en tant que formateur, en tant que coach - des objectifs suffisamment précis et spécifiques pour pouvoir les atteindre.
Par exemple, un vendeur qui me dira « Moi, mon objectif c’est de vendre plus », et bien avec ça, il n’ira pas très loin.
Si tu me dis « Moi, je veux apprendre une nouvelle langue », tu n’iras pas très loin non plus.
Mais si tu me dis « le 31 décembre 2020, par exemple, je veux parler le portugais couramment », alors là, on sera presque à un objectif spécifique.
Mais ça sera très spécifique si tu me dis, « ce 31 décembre 2020, je veux pouvoir parler pendant 1 heure avec un portugais, en portugais, sans regarder dans mon dictionnaire ».
Et là, on a un objectif qui est spécifique (S) ; mesurable (M) ; atteignable ; donc par toi (A) ; réaliste (R ) ; (T) = fixé dans le temps puisque j’ai donné une date.

SMART ?

SMART, effectivement.
Et si tu veux que ton objectif soit encore plus intelligent, puisque SMART en anglais signifie “intelligent”, SMARTER signifie “plus intelligent”, tu ajoutes un E et tu ajoutes un R.
Le E d’excitant et le R de récompensé.
Est-ce que c’est excitant pour toi - j’ai pris cet exemple vraiment au hasard - de parler le portugais en 2020 ?

Pourquoi pas !

Et comment vas-tu te récompenser ?
Imagine que tu dises : “Je m’offre un city trip à Lisbonne”.

Ça, c’est encore mieux.

C’est une chouette récompense et là, tu as un objectif qui est plus intelligent, qui est SMARTER.
Je vous invite tous à vous fixer des objectifs au minimum SMART, au mieux SMARTER.
Quand vous voulez perdre du poids, par exemple, quand vous voulez apprendre un instrument de musique, ...

Arrêter de fumer.

Oui, arrêter de fumer. Ou booster vos réalisations sportives ou quelles qu’elles soient.
Fixez-vous des objectifs SMART et idéalement SMARTER.
Vous allez voir, vos résultats seront bien au-delà de vos attentes.

Merci Fabian !

 

 

Votre triangle magique (estime de soi, confiance en soir, affirmation de soi)

Sud Radio, la minute du coach.

 

Pablo:  Volons avec les aigles et surtout Fabian Delahaut, notre coach. Bonjour Fabian.

Fabian:  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Le thème de votre séquence d’aujourd’hui : votre triangle magique.
Alors comment augmenter les 3 dimensions de ce triangle ?

Effectivement tu as raison, il y a bel et bien 3 dimensions sinon on ne parlerait pas de triangle.

Evidemment !

Et si vous êtes capable de cultiver ces 3 dimensions et de les pousser assez haut, vous serez littéralement inarrêtable.

Imbattable !

Imbattable.
Tout vous sera permis.
La première dimension, c’est l’estime de soi.
Donc vous imaginez un triangle, au milieu vous écrivez le mot « soi » et à la pointe vous mettez le mot « estime ».
L’estime de soi, Pablo, c’est l’amour inconditionnel de soi. Par exemple quand vous aimez votre enfant, vous êtes censé l’aimer sans condition.
Qu’il réussisse bien ou moins bien à l’école, vous l’aimez de la même manière. En tout cas, c’est ce qu’il est censé ressentir, ce n’est pas toujours comme ça que ça se passe.
Est-ce que vous, vous vous aimez de façon inconditionnelle ?
Si, par exemple, vous connaissez un échec : mettons que vous passez un entretien d’embauche qui ne se déroule pas bien, vous n’êtes pas choisi, si, à ce moment-là, votre estime de soi est en berne et bien cela veut dire que vous vous aimez avec des conditions.
Et moi je vous invite à continuer de vous aimer quelles que soient les circonstances.
Je m’aime quoi qu’il arrive. Quitte à vous le dire dans un miroir.

Ce n’est pas trop narcissique ?

De temps en temps, c’est…

Ça fait du bien d’être narcissique ?

On l’est tous un peu, les comédiens, les chanteurs…

C’est le propre des artistes.
Oui, effectivement, sinon ils ne se produiraient pas devant autant de monde, bien que certains s’en défendent.
Maintenant, c’est vrai qu’un égo surdimensionné ce n’est pas juste non plus.

Il faut savoir doser.

Oui, il faut savoir vraiment doser. Mais pour les personnes qui ont beaucoup de mal avec ça, se dire dans un miroir « je t’aime », ça fait vraiment du bien. Et y mettre de la conviction.

Donc ça c’était l’estime de soi.

La 2ème dimension, c’est la confiance en soi.
Il y a souvent, d’ailleurs, un malentendu, une confusion entre les 2 termes.

Quelle est la différence ?

L’estime de soi, c’est du “savoir être”, la confiance en soi c’est du “savoir-faire”.
Et plus vous maîtrisez des capacités, plus votre confiance augmente.
Par exemple, toi Pablo, tu as l’habitude de parler en public. Je t’ai déjà vu au Doudou notamment.
Tu es aussi cavalier, si je ne me trompe, c’est une passion que nous cultivons tous les deux.
Et bien, si je te mets sur un cheval, tu auras pleinement confiance parce que tu as la maîtrise de cette capacité. Tu es un bon cavalier.
Par ailleurs, si je te demande de piloter une grue, je ne suis pas sûr que tu auras la même confiance...

Ça c’est une autre histoire.

Parce que tu ne maîtrises pas la capacité en question.
Donc la confiance en soi c’est une question de capacité.
Et enfin, la 3ème dimension, c’est l’affirmation de soi.
L’affirmation de soi, j’en ai déjà parlé, c’est aussi l’assertivité.
Est-ce que je suis capable d’exprimer mes choix, mes positions, mes opinions, avec respect, élégance et bienveillance ?
Est-ce que je suis capable d’écouter les options, les opinions des autres avec respect, élégance et bienveillance ?
Toujours cette règle REB que je vous invite à cultiver. Et si vous, vous cultivez ces 3 dimensions, je vous assure que vous serez inarrêtable et que vous volerez avec les aigles.

 

Les 6 domaines de l'affirmation de soi

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo: Bonjour Fabian, bonjour à tous.

Fabian: Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Fabian Delahaut, votre coach, Sud Radio.
Alors aujourd’hui, on va parler des 6 domaines de l’affirmation de soi. C’est quoi l’affirmation de soi ?

L’affirmation de soi…

C’est une histoire de confiance ?

Oui, c’est lié en tout cas. On parle également d’assertivité. Ça vient du français : une assertion, une affirmation. « To assert » en anglais, affirmer.
Et une personne assertive, une personne qui cultive l’affirmation de soi, est une personne qui base cette affirmation de soi sur le respect.
Le respect de quoi ? Je te le donne en mille, Pablo : Le respect de mes droits et désirs et le respect des droits et désirs de l’autre.
Mais j’insiste sur l’ordre, sur la chronologie. Je vais d’abord respecter mes droits et désirs : apprendre à les communiquer. Et respecter les droits et désirs de l’autre et donc apprendre à bien l’écouter, à être en empathie avec lui, c’est-à dire à bien le comprendre.

Est-ce que l’affirmation de soi passe aussi par une posture, physique ou pas ?

Oui, bien sûr, on en reparlera d’ailleurs lors d’autres capsules. Effectivement, le fait de choisir des postures de confiance, cela permet de créer de la confiance. Autrement dit, nous mettrons de l’assurance dans nos actions pour avoir de l’assurance dans nos pensées.
Mais le thème du jour c’est bien les 6 grands domaines de l’affirmation de soi.
Et les 2 premiers risquent de te surprendre, ainsi que nos auditeurs. Les 2 premiers sont relatifs aux compliments.
Est-ce que j’offre des compliments ? Premier domaine de l’affirmation de soi.
Est-ce que je suis capable de recevoir un compliment et comment reçoit-on un compliment, Pablo, à ton avis ?

Comment le reçoit-on ? Avec beaucoup de plaisir.

Oui. Par exemple, en disant “Merci, ça me fait plaisir”. “Merci, ça me touche”. Aussi simplement que ça. Mais si je te dis un compliment et que tu dis « oh non, je ne fais que mon travail »...
Si je te dis que tu as un très joli foulard : “C’est le premier qui m’est tombé sous la main ce matin quand j’ai ouvert la garde-robe”,
ce n’est pas une manière assertive de recevoir le compliment.
Premier domaine : “est-ce que j’offre des compliments ?”
Deuxième domaine : “comment vais-je les recevoir ?”
Troisième domaine : “suis-je capable de délivrer une critique ?”
Par exemple, dire à quelqu’un qu’il “pue le poney” ..., ce sont des choses qui arrivent malheureusement...

Il faut oser.

Oui, il faut oser, il faut cultiver le courage, effectivement. Mais surtout, il y a une manière de le faire. Toujours basée sur ce socle qu’est le respect.
Je peux quasiment tout te dire, mais pas n’importe quand et certainement pas n’importe comment.

Pas n’importe comment.

Oui effectivement, donc le choix du ton que vous employez est déterminant. D’ailleurs je te fais remarquer, ainsi qu’à nos éditeurs, que souvent, vous entendrez quelqu’un vous dire “De quel droit me parles-tu comme ça ?”. Mais rarement “De quel droit me dis-tu ça ?”.
Donc c’est bien le ton.

C’est la façon.

Oui, c’est la façon qui est gênante. Si c’est tout entier dans le respect, si je te dis que tu ne sens pas bon, mais que je le dis d’une certaine manière - je ne veux pas expliquer ça aujourd’hui - et que c’est complètement respectueux et élégant et bienveillant - ce que j’appelle la règle REB, Respect Elégance Bienveillance - alors tu seras certainement, toi, capable, si tu es également quelqu’un d’assertif, de recevoir mon message et d’en faire quelque chose.

Numéro 4 !

Le numéro 4, c’est bien ça ! Est-ce que je peux recevoir la critique et la recevoir d’une manière élégante en la prenant comme un feedback constructif ?

L’accepter.

L’accepter ... enfin l’accepter ou pas d’ailleurs. Et en faire quelque chose mais ne pas monter sur mes grands chevaux quand je la reçois.
Et les 2 derniers domaines sont relatifs à la demande.
Est-ce que je vais oser demander quelque chose à quelqu’un ?
Et quand on va me demander à moi quelque chose, oserai-je dire, le cas échéant, “Non” ? Oserai-je poser mes limites ?
Si vous êtes capable de faire tout ça, alors vous avez une grande assertivité et une grande affirmation de soi. C’est ce que je vous souhaite.

Alors pas de panique. On a eu beaucoup d’informations à vous communiquer dans cette séquence, mais vous pouvez la réécouter dès à présent Sud Radio.be.