Archives par auteur Fabian

5 nouvelles histoires inspirantes !

Votre histoire est sans doute, notamment, le fruit de rencontres, de partages, d’échanges… parfois de hasards…

… même si certains estiment qu’il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous.

 

Sans doute avez-vous croisé la route de personnes inspirantes.

 

Inspirer. Du Latin « Inspirare », « souffler dedans ».

 

Comme si ces personnes avaient soufflé dans vos voiles ou sous vos Ailes.

 

Car nous grandissons, nous nous élevons surtout à leur contact.

La graine ne pousse que dans un sol fertile…

… et notre entourage est un sol.

 

Au cours des 5 prochaines semaines,

j’ai envie de contribuer à la fertilisation de votre sol 🙂

 

Je vais donc vous proposer 5 nouvelles histoires de 5 personnes

qui, sûrement, vont aussi vous inspirer, vous élever.

 

Chacune a affronté la tempête.

Chacune a voulu dépasser sa condition, devenir l’Actrice de sa Vie

plutôt que la spectatrice de celle des autres.

 

Chacune a pu transformer une crise en opportunité.

 

C’est un scoop !

Découvrez les premières images en cliquant ici.

Ça dure une minute exactement…

 

A très bientôt et Bon Vol avec elles… ce sont des Aigles !

 

Ps : vous pouvez regarder la 1ère vidéo en cliquant ici :

https://youtu.be/6SY64Y_2az8

 

Pps : un dernier mot ; n’oubliez pas que pour être inspirant

et inspiré… il faut avant tout… respirer 🙂

Le Point de Bascule

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Quel plaisir de recevoir mon ami Fabian Delahaut une nouvelle fois sur Sud Radio !
Comment ça va Fabian ?

Fabian :  Ça va super bien, Pablo. Merci de ton accueil.

Il a toujours la pêche.
On va parler aujourd'hui du point de bascule.
Sachez que les séquences “Minute du Coach” sont réécoutables sur sudradio.be
Donc si vous ratez l’un ou l'autre élément, l'un ou l'autre moment important, vous pouvez bénéficier d'une séance de rattrapage lorsque vous le souhaitez.
Fabian, donc, le point de bascule...

Oui, le point de bascule.
Et contrairement à ce que tu me disais juste avant qu'on ne lance, ça n'a rien à voir avec la chanson de Marc Lavoine “Bascule avec moi” dont tu viens de t’apercevoir qu’elle est un peu cochonne.
Mais, c'est vrai, ce n'est pas le sujet.
Le point de bascule est un phénomène que je trouve très intéressant.
Imagine, ou souviens-toi, que tu as commencé à apprendre une langue.
Mettons que tu as commencé à apprendre l’anglais.
C’est difficile. Tu parviens difficilement à aligner 3 ou 4 mots. L'accent n'est pas tout à fait juste, tu t’empêtres dans cette langue que tu aimerais tant parler.
Et tu continues. Tu es opiniâtre donc tu prends tes leçons, tu travailles ton anglais.
Et un jour, tu t'aperçois que tu as été capable de parler pendant quelques minutes avec un anglophone et ça s'est bien déroulé. Tu as compris ce qu’il t'a dit, tu as réussi à t’exprimer.

Tu as donc franchi le …?

Point de bascule.
Le déclic ?

Effectivement, ça peut être ça.
Ou tu joues au Squash.
C'est difficile, tu ne t'amuses pas beaucoup, c'est ingrat - car les apprentissages, souvent, sont ingrats.
Et un jour, tu t'amuses. Tu te dis : “Tiens, aujourd'hui je me suis amusé !”.
Tu viens de franchir le point de bascule.
Et c'est ainsi pour quasiment tous les apprentissages.
Il y a un moment où on bascule dans autre chose.
Ce qui est intéressant à observer, c'est que beaucoup de gens ne vont pas avoir la patience d'aller jusqu'au moment où cela bascule.
Comme s’ils escaladaient un col et descendaient de vélo parce que c'était trop dur. Alors que, peut-être, c'était le dernier virage et que, peut-être, de l'autre côté ils allaient pouvoir basculer et être en roue libre.

Mais comment le savoir ?

C’est très difficile de le savoir.

C’est quoi ? C'est le travail, c'est la persévérance, qui font que … ?

Comme l'a dit un jour un de mes producteurs : “Celui qui persiste, gagne”
Ce sur quoi je veux surtout attirer votre attention, c'est qu’il n’y a finalement pas tellement d’échecs. Mais il y a énormément d'abandons.
Souvent, on abandonne alors qu'on est plus proche du point de bascule qu’on ne l’imagine. Donc, s'il vous plaît, soyez opiniâtre, soyez pugnace, volez avec les aigles !

 

Un truc étrange pour traiter vos emails !

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Ravi de te recevoir pour ce nouveau rendez-vous de la Minute du Coach.
Les auditeurs qui le souhaitent peuvent réentendre les émissions précédentes en nous rendant visite tout simplement sur sudradio.be
Il suffit de cliquer sur le replay, sur l’onglet relatif à cette émission.
On va parler de la gestion des mails.
On est souvent pollué par…

Complètement !

Par tous ces courriers électroniques.

On est pollué
Et on est aussi le pollueur.
On est la personne envahie, on est l’envahisseur.
Et mon ami Lionel est certainement la personne la plus efficiente que je connaisse.
L’efficience, pour rappel, je l’ai déjà dit ici même, c’est la capacité d’en faire beaucoup avec peu.
Et lui, précisément, il souhaiterait être efficient pour passer du temps avec sa femme, ses deux enfants. Il ne veut pas être embarqué dans la vie trépidante des chefs d’entreprise qui travaillent 15 heures par jour, 7 jours sur 7.
Alors il a une technique, notamment, pour gérer ses mails et cette technique l’amène à éduquer ses partenaires, à éduquer ses collaborateurs, à éduquer même ses clients.
Les éduquer pour qu’ils communiquent avec lui d’une certaine manière que je trouve intéressante.
Tout le monde, bien sûr, n’est pas éduqué quand il communique avec lui et certains vont enfreindre la règle d’or.

Il y a donc une certaine initiation qui se fait au départ.

Il y a une initiation que je trouve vraiment riche.
Quand vous regardez la boîte mail de Lionel…
On l’a fait récemment en conférence. Il a montré son smartphone à un participant et lui a dit :
“Combien y a-t-il de mails non lus ?”
Il y en avait deux mille. 2000 mails non lui !
“En fait dit-il, ce n’est pas vrai. Je les ai effectivement consultés mais je n’ai pas cliqué dessus parce que je demande à ce que les personnes qui m’envoient un email mettent tout dans l’objet. Ça me permet d’aller beaucoup plus vite.”
Donc le mail, ce n’est pas une tartine qui vous oblige à scroller.
C’est quelque chose d’extrêmement concis, extrêmement dense et ça oblige celui qui l’expédie à réfléchir avant d’écrire.

Donc, faire une contraction dans l’objet.

Complètement, une contraction dans l’objet.
Ce n’est pas toujours possible. Certains préconisent un mail de pas plus de 5 lignes.
Mais je peux vous garantir que tout mettre dans l’objet, c’est excessivement intéressant.
Et ça m’amène à une considération un peu plus globale.
D’une façon générale, il est utile d’expliquer aux autres comment vous fonctionnez.
Par exemple, moi je ne bois pas du tout d’alcool.
Ce n’est pas parce que je suis un alcoolique anonyme. D’ailleurs je ne serais pas anonyme parce que tout le monde connait mon nom.
Mais je n’ai jamais bu d’alcool, ça ne m’intéresse pas.
J’ai été très tôt dans ma carrière obligé de prévenir tout le monde parce qu’on disait : “Oui, enfin, tu peux quand même bien boire un verre avec nous”.
C’était très social.
Et puis, les gens qui boivent, ils aiment bien ne pas être tout seul.
Les alcoolos, par exemple, ils offrent des tournées parce qu’ils se sentent moins coupables.
Mais soit, ne parlons pas de ça, c’est de la psychologie de bas étage.
Pour ce qui me concerne, je suis philosophe ,je ne suis pas psychothérapeute.
Donc vous pouvez prévenir les autres, éduquer les autres.
Comme quand vous les prévenez et que vous relevez vos messages à telle heure ou à
telle heure.
Vous voyez, c’est vraiment important.
Je vous donne un autre exemple qui est assez récent.
J’allais animer une conférence le soir, une conférence importante, j’avais besoin d’énergie, j’avais besoin de me sentir positif, enthousiaste.
Et un de mes amis m’appelle.
Je suis dans la voiture, il m’appelle et commence : “J’ai eu tel problème aujourd’hui, je fais face à ça et je suis confronté à ça, ...”
Je l’ai arrêté et je lui ai dit :
“Écoute, d’habitude je peux entendre ce genre de message et je suis là pour toi. Je peux t’aider. Je peux t’offrir cette écoute attentive, cette épaule. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. Aujourd’hui, j’ai besoin de me sentir en forme. Je suis comme Eden Hazard à quelques heures d’une demi-finale de Coupe du Monde. Je ne peux pas m’en sortir avec des pleurs. Est-ce que tu veux bien, s’il te plaît, soit raccrocher et revenir une autre fois, soit changer de sujet ?”
Éduquer les autres, parler, ça s’appelle aussi “méta-communiquer”.
Je communique sur la communication.
Méta signifiant “hors de”.
Je communique sur la communication.
Quand Lionel nous dit “Mettez tout votre message dans l’objet”, il communique sur la communication.
Et moi je vais communiquer une dernière fois pour aujourd’hui en vous disant :
“Bon vol avec les aigles !”

 

80% ce que vous faites serait… inutile

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo : Bonjour Fabian !

Fabian : Salut Pablo.

Qu’est-ce que la loi de Pareto ?

Très intéressante, la loi de Pareto, quand vous voulez apprendre à devenir très efficient.
L’efficience, Pablo, c’est quand tu fournis de petits efforts et que tu obtiens de gros résultats.
La plupart des personnes autour de nous ont tendance à faire exactement l’inverse : produire de gros efforts pour de faibles résultats.
Pareto, il y a quelques dizaines d’années de cela - c’était un économiste italien - s’était aperçu que 20% de la population détenait 80% de la richesse la planète.
Beaucoup plus tard, un certain Richard Koch, qui a écrit deux livres sur la question, sur la loi de Pareto, le principe de Pareto, nous a démontré que cette loi se vérifie à peu près dans tous les cas de figure.
Par exemple, vous allez passer 80% de votre temps sur 20% des mètres carrés de votre habitation.
20% de vos amis vont vous fournir 80% de vos émotions positives.
20% de vos clients, 80% de votre chiffre d’affaire, etc ...
D’une façon générale : 20% de vos actions vont donner 80% de vos résultats.
20% de l’input va donner 80% de l’output, ou, pour le dire en français, 20% de l’intrant génère 80% de l’extrant.
Il y a donc lieu de se poser la question :
Si je suis confronté à 10 tâches, si potentiellement je dois réaliser 10 tâches, mais bien sûr
le temps me manque pour ça, l’énergie me manque, quelles sont les 2 tâches que je conserve, celles qui vont contribuer à générer les 80% de résultat ?
Ça demande, une fois encore, du discernement, du recul, de la distance, un minimum de réflexion. Ne pas se laisser envahir par le “Système un”, qui est la vitesse rapide de la pensée, j’en ai déjà parlé ici même, je ne vais pas revenir dessus, mais qui aura, pourquoi pas, tendance à vous emmener vers des tâches, des actions qui sont faciles, confortables qui vous plaisent.
Comme l’étudiant qui a tendance à étudier d’abord les cours qu’il aime mais pas forcément ceux qui lui rapporte le plus de crédit en fin de session.
Ça a du sens ce que je raconte ?

Exact. Oui, tout à fait.

Dès lors, ça peut devenir un moyen d’aborder tous les phénomènes de votre vie, une nouvelle culture, un nouveau mindset donc un état d’esprit.
Par exemple, quand on va se quitter dans quelques minutes, je vais aller m’entraîner dans ma salle de sport favorite et je pourrais aussi me poser la question :
“Quels sont les 20% d’exercices qui vont générer les 80% de résultat ?”
Ça m’évitera d’y passer toute l’après-midi et toute la soirée.
Bon vol avec les aigles.

 

Le choix des mots

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian Delahaut.

Fabian :  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Bienvenue sur Sud Radio, dans le cadre de la Minute du Coach.
On rappelle que Fabian est notamment FormACTEUR. C’est quoi FormACTEUR ?

FormACTEUR, comme je suis acteur, chanteur et formateur et que j’aime mettre les gens en action pour leur faire jouer des situations qui reproduisent ce qu’ils vivent sur le terrain, dans leurs travails, dans leurs vies privées, je préfère dire que je suis FormACTEUR, plutôt que formateur, puisque cette dénomination me donne la clé de la façon dont je vais travailler avec les gens.
Le choix de ce mot me donne une indication de la façon de me comporter avec eux.
Je te propose, Pablo, précisément, aujourd’hui, de parler des mots puisque tu as ouvert le bal sur ce sujet. Qu’est-ce que tu en penses?

Oui, qu’est-ce qu’on peut dire sur les mots ?

Ce qu’on peut dire sur les mots, déjà, c’est s’accrocher aux ailes d’un aigle parfait, Albert Camus, qui a eu cette phrase lumineuse :
“Mal nommer les choses, c’est ajouter aux désordres du monde”.
Alors je vais te donner quelques exemples.
Par exemple, quand je donne cours à l’université, je suis un professeur face à des étudiants.
Ces 2 mots indiquent immédiatement un certain type de rapport entre mes étudiants et moi. Un rapport plutôt hiérarchique.
Quand j’anime une FormACTION, parce qu’à la Eagle Academy il n’y a que des FormACTIONS - le mot, là encore, est choisi pour que les participants se mettent en action - je suis le formateur face à des participants, précisément, et nous sommes au même niveau.
Un autre exemple qui va certainement te parler et parler à nos auditeurs : quand tu vas chez le médecin, il te considère comme son … ?

Patient. Ou client.

Non, il ne dira jamais “client”.
Si tu dis à un médecin qu’il a des clients, il risque de ne pas être très content.

Mais c’est le cas.

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de patienter dans une salle d’attente ?

Toujours.

Voilà, donc tu comprends, le fait d’utiliser le mot “patient” me donne déjà cette indication.
J’ai un dernier exemple, qui j’espère va inspirer les auditeurs, le mot “travail”.
Le mot “travail” vient du latin “tripalium” qui est un instrument de torture.
Mais un comédien, quand il va au théâtre le soir, est-ce qu’il dit, Pablo, qu’il va travailler ?

Il va jouer.

Un chanteur, est-ce qu'il dit : “Je vais à Bercy, je vais travailler” ?

Il va chanter.

Si nos auditeurs changent les mots, le fait de changer les mots leur permettra de changer de pensée.
En changeant de pensée, ils pourront changer leurs sentiments.
En changeant leurs sentiments, ils pourront changer leurs actions.
En changeant leurs actions, ils changeront leurs résultats.
Commencez par changer les mots.
Ne dites plus jamais je vais travailler, dites “Je vais jouer”
Par exemple, il y un autre mot que je n'aime pas tellement.
Je préfère lui substituer un autre beaucoup plus chouette.
Nous avons tous tendance, nous adultes, à mettre beaucoup “d'enjeux” et de moins en
moins “de jeu”.
Amis de Sud Radio, mettez du jeu dans votre vie.
Soyez léger.
A bientôt.

 

Une méthode en 4 étapes pour obtenir des résultats extraordinaires !

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Place à la Minute du Coach, sur Sud Radio, avec Fabian Delahaut.
Bonjour, bienvenue Fabian !

Fabian : Merci Pablo. Bonjour.

Nous allons parler du modèle QRAR, de quoi s’agit-il ?

Alors QRAR, ce n’est pas une paire de fesses inédites.
C’est un modèle pour obtenir des résultats, c’est le dernier R de QRAR : des Résultats extraordinaires. Et pour obtenir des Résultats extraordinaires, il faut agir de façon ?

Extraordinaire, aussi !

Exactement. Et si vous voulez agir de façon extraordinaire, le R qui précède le A signifie une Réponse extraordinaire, à “Q” : une Question extraordinaire.
Et quand on décompose le modèle, on s’aperçoit que, s’il semble extrêmement simple, il n’est pas pour autant facile.
Prenons la première lettre, le Q.
Se poser une Question extraordinaire.
Combien de fois par jour vous posez-vous une question extraordinaire ? Une idée, Pablo ?

Qu’est-ce qu’une question extraordinaire ?

Excellente question !
Donc la question “Qu’est-ce qu’une question extraordinaire” est, en soi, déjà, une question extraordinaire.

Evidemment !

“Comment puis-je être plus heureux demain qu’aujourd’hui ? Ou plus heureux dans 5 ans qu’aujourd’hui ?”
Ça, c’est une question extraordinaire.
“Comment puis-je devenir une meilleure version de moi-même ?”
C’est aussi une question fort intéressante, qui peut amener à des réponses riches.
L’idée du modèle QRAR m’est venue un soir où mon épouse m’a demandé :
“Qu’est-ce que tu veux manger ce soir ?”
J’étais en train de bouquiner, j’ai vraiment sorti les mots qui me sont venus comme ça.
J’ai dit “saucisse compote”.
Façon pas tellement de manger quelque chose que j’aimais, mais façon de me débarrasser de la question.
J’ai pris la première réponse qui était dans ma zone de confort, en plein cœur de ma zone de confort.
Je peux donc déjà vous dire que la réponse extraordinaire n’est pas dans la zone de confort.
Ce n’est pas votre première réponse, ce n’est pas votre deuxième réponse. C’est souvent la troisième, voire au-delà.
En tout cas, elle vient quand vous transpercez...

Elle porte à réflexion.

Oui, quand vous transpercez votre zone de confort et qu’elle vous oblige à vous réinventer.

Elle ne vient pas spontanément.

Non, c’est rarement le cas.
Mais, c’est une fois de plus très confortable de prendre la première réponse.

Evidemment.

Et puis on est confronté à une autre problématique qui est l’action.
C’est un thème sur lequel je me suis déjà beaucoup appesanti ici, car trop souvent on le sait, les gens ont tendance à la procrastination.
Ils postposent, ils attendent que tout soit parfaitement réuni avant d’agir.
Et là, il faut vraiment utiliser ce qu’on a aussi déjà évoqué, par exemple, la formule magique :
“Goldorak, Go ! Pablorak, Go ! Faborak, Go !”
Vous vous appelez à quelque chose, si vous voulez, et vous ajoutez le “Go !” derrière.
En tout cas, vous vous obligez à agir, alors les résultats pourront à leur tour être extraordinaires.
Mais quoi qu’il en soit, souvenez-vous de ce que disait Einstein :
« La folie, c’est de penser que les mêmes causes produiront des effets différents ».

Merci Fabian ! Bonne journée !

Bonne journée.

 

Je me fous de votre expérience

 

Sud Radio, la Minute du Coach !

 

Pablo :  C’est parti pour une nouvelle émission Minute du Coach, sur Sud Radio, avec notre spécialiste Fabian Delahaut.
On fait quoi d’ailleurs depuis le début de cette séquence ?
Elle a pour but de faire quoi, cette émission ? D’améliorer le quotidien des gens ?

Fabian :  Oui, de leur permettre de prendre du recul sur comment ils fonctionnent, sur comment ils vivent et sur qui ils sont.

Et pourtant tu t’en fous de leur expérience ?

Oui complètement !
Alors, votre expérience, je m’en tape ! Vous n’imaginez même pas à quel point je m’en tape !
Il y a une formule qui me navre et qui me gave : “Ça viendra avec l’expérience. Oui, ça va venir avec l’expérience, c’est normal.”
“Oui, ce joueur de foot, il a de l’expérience, ça se voit sur le terrain.”
Ce sont des conneries ! Pardonnez-moi l’expression, un instant de vulgarité est vite passé.
Pour quelle raison ? Et bien je vais te le dire, Pablo !

C’est les coups de gueule ça !

Oui, non, ce n’est pas tellement un coup de gueule, c’est une alerte.
Si l’expérience suffisait à nous rendre meilleurs…
Je fais à peu près 60 000 bornes par an en voiture. J’ai un peu d’âge, donc ça fait un paquet d’années que j’ai eu mon permis. Vous imaginez depuis que je roule, j’ai accumulé des millions de kilomètres.
Est-ce que pour autant je me mêle d’aller faire une course de rallye ou de Formule 1 parce que j’ai tellement d’expérience, que je suis un pilote de génie ?
Absolument pas !
J’ai à peine plus de qualité comme pilote qu’il y a 20 ans. Je ne me suis pas amélioré d’un iota.
Ça fait des décades que je tape sur mon ordinateur, est-ce que je tape mieux et plus vite ?
Pas du tout ! Je ne tape ni mieux ni plus vite.
Et quand j’ai commencé à jouer au tennis tout seul, au bout d’un an, j’avais certes beaucoup plus d’expérience qu’un an plus tôt, mais je frappais de face, j’avais une prise de coup droit quand je servais.
Et j’ai pris un prof qui a dû nettoyer tout ça.
C’était plus compliqué pour lui, à la limite, que de repartir de zéro.
Donc, il faut arrêter de se réconforter en disant : “Avec l’expérience, ça va venir”
Aujourd’hui, je ne suis pas tellement un amant inspiré.
Je ne fais pas très bien l’amour mais quand j’aurai eu quelques conquêtes, que j’aurai passé quelques nuits sympathiques ..

Ça ira mieux !

Ça ira mieux, je deviendrai un meilleur amant. Mais arrêtons les bêtises. Pas du tout. Lisez des bons livres, il y en a ! Notamment sur cette question, mais je ne vais pas m’appesantir là-dessus.
Mais surtout, formez-vous et travaillez !
Même si je n’aime pas le mot “travail”. J’ai déjà expliqué que je préférais dire “jouer” par exemple.
En somme, c’est le travail qui fait la différence, ce n’est pas l’expérience !
Et c’est tellement facile de se camoufler derrière, qu’une fois encore, ça nous dédouane de fournir un minimum d’efforts.
Toi et moi, Pablo, nous aimons les chevaux.
Nous avons déjà rencontré dans notre vie des cracks.
Mais nous savons aussi tous les deux qu’un crack, un cheval qui vaut des dizaines de milliers d’euros, voire des centaines de milliers d’euros, quand tu le mets dans une prairie, il ne fait pas son footing tous les matins pour entretenir sa condition physique. Il joue un peu, il mange beaucoup et deux mois après il a une panse de cheval de prairie.
Ne soyons pas comme les chevaux, mais volons avec les aigles.

 

Mieux comprendre son environnement

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bienvenue à Fabian Delahaut, bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo.

On poursuit notre vol avec les aigles grâce à cette Minute du Coach.
Le thème du jour : voulez-vous prendre un bain avec moi ?

Et toi Pablo, tu veux prendre un bain avec moi ?

Si tu veux, le samedi. Uniquement !

Alors je te propose …

Parce qu’il y a des gens qui prennent leur bain une fois...

Que le samedi, chacun son truc.
Moi je me souviens du PDG de Danone, il y a très longtemps, dans “L’Heure de Vérité”, qui était une émission culte sur France 2.
On l’avait interviewé et on lui avait demandé comment il embauchait, comment il recrutait.
L’une des questions qu’il posait à ses futurs managers c’était : “Est-ce que vous prenez une douche ou un bain le matin ?”
Et il était beaucoup plus séduit par ceux qui prenaient un bain, parce qu’il se disait :
s’ils prennent un bain, c’est qu’ils ont le temps de réfléchir à leurs journées. Ils ne sont pas dans une forme d’empressement.

Pas de rush !

Pas de rush.
Mais ce n’est pas du tout de ça dont je veux vous parler aujourd’hui.
Simplement, imaginons que tu prennes un bain avec moi samedi.

Tu nous invites à baigner dans quoi ?

Voilà ! Effectivement, c’est la question.
C’est bien sûr complètement métaphorique, les amis.
N’allez-pas vous tromper sur mes intentions.
Ce qui est intéressant, c’est que quand je prends mon bain - c’est systématique, c’est tous les matins comme ça - dès que je fais couler l’eau, je rentre dans la baignoire et puis l’eau monte, l’eau monte.
Et si tu souhaitais me rejoindre dans le bain quand l’eau est quasiment à ras bord, tu ne pourrais pas entrer dans cette baignoire parce que tu trouverais que l’eau est bouillante.

Mais moi, qui y serais depuis le début…

Habitué.

Complètement rodé à cette chaleur, puisqu’elle s’est créée en même temps que je m’y trouvais.
Je ne comprendrais presque pas que tu trouves ça trop chaud.
Pourquoi je vous explique ça ?
Parce que notre environnement nous détermine et nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point il nous détermine.
J’ai déjà évoqué le fait d’être entouré des personnes qui se plaignent, qui gémissent, qui critiquent... Les critiques sont souvent assez faciles.
On a parfois l’impression qu’on est plus fort que ça, qu’on ne va pas subir ce type d’attitude et que ça ne nous effleure même pas.
Bien au contraire, ça vous détermine beaucoup plus que vous ne l’imaginez.
Et quand vous êtes dans un environnement, comme moi dans mon bain, depuis le début, vous ne vous rendez même plus compte à quel point l’eau est bouillante.
Vous ne vous rendez plus compte à quel point l’environnement est négatif pour vous.
Ça m’est arrivé malheureusement comme prof. Je me souviens, je ne dirais pas dans quelle ville, lors d’une classe.
Je donnais cours et puis je m’en vais pendant un exercice et quand je suis revenu dans la classe, ça puait le poney. C’était absolument une infection mais comme j’y étais, je ne m’étais pas rendu compte de l’odeur.
Le fait de sortir et de revenir m’avait fait prendre compte de cette situation et je me suis dit, une fois de plus : c’est étonnant comme, quand on est à distance des choses, on les comprend, on les voit beaucoup mieux et on agit avec bien plus de discernement.
Vous savez-quoi ? C’est exactement ce que font les aigles.

On prend de la hauteur, n’est-ce pas ?

Et on s’envole.

Merci beaucoup Fabian.

 

 

Interview du Richard Branson australien : Pete Williams !

 

 

Fabian :  Pete, qu’est-ce qui vous a mené aux sept leviers ?

Pete :  C’est une histoire intéressante.
On s’est inspiré des problèmes de notre entreprise.
On avait un groupe de télécommunications en Australie.
On se développait très bien.
Et puis on a heurté un plafond et notre profit a cessé de croître.
Donc on s’est s’intéressé à ce qui guidait les profits dans notre business et ce qui guidait les profits dans d’autres businesses pour comprendre où étaient nos lacunes et essayer d’améliorer notre croissance.
On a donc dû se demander ce qu’on ne faisait pas dans notre entreprise, mais qu’on voyait dans d’autres businesses, et c’est comme ça qu’on a trouvé le chemin vers les sept leviers.
Quel que soit votre business, que vous soyez revendeur en ligne, jardinier, dans l’hôtellerie… Quel que soit votre business, il y a ces sept points communs qu’on a trouvé et qui guide la croissance de n’importe quelle entreprise.
C’était ça le point de départ.

Quels sont les plus belles réussites de vos clients avec ces sept leviers, ou pour votre propre entreprise ? Quels types de réussites identifiez-vous ?

Il y a des tas de bons exemples, mais je crois que le plus gros bénéfice pour la plupart des entreprises c’est, une fois les sept leviers identifiés, de les augmenter un peu chacun, de 10%. Avec seulement 10% de gain, en réalité, l’effet de cumul double le profit.
C’est vraiment là que la magie opère. Souvent, quand les entreprises essaient d’augmenter ou de doubler leurs profits, elles tentent juste de doubler leurs ventes ou doubler les visites sur leur site ou dans leur business.
C’est très difficile à faire.
Alors que sept petits gains de 10%... Voilà où se trouve le bénéfice !
C’est plus facile. C’est atteignable, durable.
Voilà pourquoi c’est bien.
C’est comme si les gens avaient oublié de désactiver l’auto-réponse de leur boîte mail… Et puis quand ils finissent par identifier les sept leviers, ils réalisent soudain :
« Oh ! Tiens, ça, c’était éteint ! Il faut que je le rallume ! »
Des ajustements rapides pour essayer de d’améliorer la marge d’une entreprise peuvent avoir un résultat financier direct de 20 000$.
Par exemple, de petites modifications dans les campagnes pub AdWords ont de grandes conséquences.

Oui, mais quand on écoute Jay Abraham par exemple, la plupart des marketeurs disent qu’il y a trois leviers. Pourquoi en avoir ajouté quatre ?

Pour plusieurs raisons.
On dit souvent que le business c’est le flux, la vente et on répète l’opération.
Ce sont souvent les trois points dont on parle.
Quand on les analyse et qu’on se demande : « Quel est le parcours du client ? Qu’est-ce que le client traverse ? » pour n’importe quel business, il y a en fait sept étapes.
C’est comme ça que l’idée s’est développée.
Donc, par exemple, on a :
Les deux premiers leviers : les suspects et les prospects.
Souvent, on se dit : « N’importe qui, avant d’être un client, est un lead. »
On s’imagine un vivier de clients potentiels.
Mais en réalité, si on y pense, il y a deux catégories dans ce vivier.
Il y a les suspects et les prospects.
Et il y a ce que j’appelle le « micro engagement » de ces gens. Certains ne sont que de passage, ils regardent. Il y a celui qui entre dans votre magasin et qui regarde simplement, versus celui qui essaie une robe ou des chaussures.
Une fois qu’on a fait la différence entre le suspect, le prospect et ces micro engagements, cela change réellement la façon de communiquer et de marketer envers ces deux groupes.
Par exemple, si vous faites du marketing en ligne et que vous offrez des documents gratuits, le langage que vous utilisez pour convaincre les gens de télécharger ces documents gratuits, versus ce que vous leur dites une fois qu’ils sont dans vos contacts et que vous essayez de les convaincre de vous acheter quelque chose, les termes de la conversation changent.
Dans notre entreprise de télécom, en Australie, nos suspects sont des gens qui cherchent un nouveau plan de téléphonie, mais ils deviennent réellement des prospects une fois qu’ils ont passé 20-25 minutes à discuter avec nos vendeurs et qu’ils ont bénéficié d’une offre personnalisée.
Car une fois que vous leur avez fait une proposition, il s’agit ensuite de les convaincre de l’accepter et de devenir client.
Donc c’est vraiment deux groupes distincts.
Ça a amorcé un grand changement pour nous. On prend ces trois leviers traditionnels et puis on se dit : « Attends un peu, mais ce premier levier peut tout à fait être subdivisé ».
Et puis il y a autre chose. Certains vous diront : « Faites-les dépenser plus ».
C’est super. Mais qu’est-ce qui guide vraiment nos achats ? Quels sont les éléments impliqués dans la transaction ?
Il y a les articles qu’ils achètent vraiment :
Est-ce qu’ils achètent le hamburger McDonald avec des frites ?
Quelle version achètent-ils ?
Achètent-ils le grand burger ou le petit burger ? La grande frite ou la petite frite ?
Il y a donc deux éléments qui conduisent les recettes :
le prix moyen d’un article et le nombre moyen d’articles par panier.
Il s’agissait simplement de réfléchir à la logique de ce qui conduit réellement ces éléments.
C’est comme ça qu’on en est arrivé à ces sept catégories.

Parfait. Revenons-en à votre propre histoire.
Comment êtes-vous devenu un si grand entrepreneur « en série » ?

Ma mère adore raconter cette histoire de quand j’avais 3 ou 4 ans. J’avais dessiné des flèches dans l’entrée de notre maison, le long du couloir, et avant de me gronder, ma mère m’a demandé, à moi qui avais 3 ou 4 ans :
« Pourquoi as-tu dessiné ces flèches ? »
Et j’aurais répondu : « Pour que tu puisses me retrouver dans mon bureau ! »
Donc vous me demander comment je suis devenu cet entrepreneur en série ?
Selon ma mère, je l’ai toujours été !
J’étais encore au lycée quand j’ai lancé mon premier business. Je créais des sites web pour des entreprises locales et des clubs sportifs.
Et j’ai progressé à partir de là.
A 21 ans, j’ai vendu l’équivalent australien du Yankee Stadium, le Melbourne Cricket Ground, pour 500$.
Je lisais le livre Le Millionnaire Minute. Il mentionnait un type, dans les années 1980, ou début 90, qui avait acheté tout le bois de la passerelle piétonne du pont de Brooklyn entre Manhattan et Brooklyn.
Et il avait fabriqué des petits certificats, racontant l’histoire du pont, centimètres par centimètres carré de bois.
Je me suis demandé : « Comment pourrais-je reproduire ça en Australie ? »
La rénovation du stade du Melbourne Cricket Ground commençait tout juste.
J’ai donc passé quelques coups de fil, j’ai retrouvé l’entreprise de démolition, j’ai acheté le bois, la moquette et d’autres pièces de la tribune et j’en ai fait une série de pièces souvenirs.
J’ai ensuite écrit un communiqué de presse : « Jeune homme de 21 ans vend le Melbourne Cricket Ground pour 500$ ».
Ça a fait un tabac dans les médias australiens.
Ça a été le premier projet.
J’ai eu la chance d’obtenir un contrat pour un livre à partir de cette histoire.
Je me suis ensuite lancé dans les télécom avec mes partenaires.
Et ça se développe depuis une quinzaine d’années.

Et c’est à ce moment-là qu’on vous a appelé le Richard Branson australien ?

Oui, je dois ce surnom à l’histoire du MCG, ça m’a permis de lancer d’autres businesses et tout s’est aligné en quelque sorte.

Très bien. Aujourd’hui il me semble que votre business est prospère !
Mais imaginons que demain vous soyez complètement ruiné, que feriez-vous ?
Quelles seraient vos trois premières actions principales ?

Les trois premières actions… Je crois que…
A part essuyer mes larmes après avoir pleuré !
Ça serait de travailler sur un problème que les gens ont besoin de résoudre.
En fait, c’est que nous avons fait avec nos entreprises.
Nous continuons de nous développer et d’incorporer de nouveaux businesses à notre groupe.
On s’est toujours laissé guider par le marché en essayant de trouver un groupe de gens qui ont un problème, comprendre où ils cherchent pour résoudre leur problème et s’assurer qu’il y a des opportunités où je puisse me positionner.
Quand on s’est lancé dans les télécom, c’était des réceptionnistes et des managers qui étaient chargés de trouver des devis pour le système de téléphonie de leurs entreprises.
Google avait commencé à s’imposer comme moteur de recherche.
Les Pages Jaunes et les médias traditionnels commençaient à disparaître.
On s’est donc dit que si on se positionnait efficacement sur Google, sur les pages web Google, on pouvait générer de nombreuses demandes, de nombreux suspects.
Donc je pense que j’utiliserais ce type de procédés à nouveau.
J’essayerai de comprendre où les gens vont quand ils essaient de résoudre un problème, tant qu’il y a suffisamment d’espace pour je puisse m’implanter aussi et avoir des demandes, c’est ça qui mène les affaires.

Je vous pose la question car parfois, quand je forme des gens en marketing ou en vente, on me demande :
« Par quoi dois-je commencer ? C’est quoi la première étape ? »
Revenons-en aux sept leviers. Vous nous avez dit que vous pouviez travailler sur un levier par mois.
Mais par quel levier doit-on commencer ?

C’est ça qui est beau dans les sept leviers.
Il n’y en a pas un qui soit plus important que les autres.
Donc si on a déjà une entreprise, je recommanderais de commencer par simplement identifier chacun des sept leviers pour sa propre entreprise : vous demander ce qu’est un suspect pour votre entreprise, ce qu’est un prospect, clarifier et bien définir chacun de ces points.
Et en faisant cela, commencez à faire des calculs, tirer profit de ce que vous faites.
Arrêtez-vous sur ce que vous faites pour chaque levier, car chaque business diffère un peu d’un autre. Certains pourraient réaliser : « Tiens, on ne fait pas cette marge de vente » ou bien « Nos vendeurs ne demandent : « Voulez-vous des frites avec ça ? » »
Donc essayez de comprendre où se trouvent les lacunes.
Dans ces sept domaines, quels sont ceux où vous n’êtes pas performants ? Quel domaine a une lacune que vous pouvez facilement réparer ?
Commencez par les fruits qui pendent sur les branches du bas.
Chez moi, on dit « Cueille le fruit le plus à ta portée ».
Donc ne commencez pas par les suspects ou les transactions ou ce genre de choses,
mais par là où ça sera le plus simple de gagner 10% de profit pour votre entreprise, dès maintenant.

Ok. Parmi les problèmes que rencontrent les entrepreneurs, il y en a que je vois tous les jours.
Le premier : les gens, les chefs d’entreprise sont surchargés.
Ils ont des journées folles, des semaines folles, ils travaillent tout le temps.
C’est une histoire sans fin.
Ils n’ont jamais de temps pour se reposer, pour eux, pour leurs femmes, leurs enfants…
Comment vous faites, vous ?
Et quel conseil donneriez-vous ?

Deux choses.
L’une, c’est ma femme, ma famille.
J’ai eu la chance d’être ce chef d’entreprise un peu fou avant de rencontrer ma femme, elle savait donc très bien à qui elle se mariait ! C’était pratique !
Mais aussi, beaucoup de chef d’entreprise sont très bons quand il s’agit des outils.
Ils sont excellents dans ce que leur entreprise fait.
Par exemple : je suis un super mécanicien, un super fleuriste, je réalise très bien mon produit…
Mais être un bon professionnel est différent de savoir faire marcher son entreprise.
Beaucoup de gens ont certainement lu E-Myth de Michael Gerber.
C’est un livre formidable qui a vraiment aidé les gens à distinguer entre travailler dans une entreprise et travailler sur une entreprise.
Pour moi, une chose que Michael n’a pas abordé dans le livre et sur laquelle le lecteur reste incertain, c’est sur quoi travailler.
C’est là que les sept leviers peuvent être très pratiques. Donc pour répondre plus précisément à votre question, il faut s’accorder 2, 3 ou 4 heures chaque semaine pour travailler sur son entreprise.
Et les sept leviers sont un bon cadre pour ça.
Chaque lundi après-midi, entre 13h et 17h, vous posez vos outils, vous travaillez sur votre entreprise et vous choisissez un levier par semaine.
Cette semaine, je vais essayer d’augmenter mes suspects.
La semaine prochaine, lundi de 13h à 16h, je travaillerai sur mes prospects.
Et la semaine suivante, sur la conversion.
Vous choisissez un de ces leviers par semaine ou par mois, selon votre structure, votre emploi du temps, et ça sera votre temps pour l’entreprise.
Essayez seulement d’augmenter les gains de 10%.
Ne tentez pas de devenir champion du monde ou de voir trop grand.
Dites-vous simplement :
je veux augmenter mes gains de 10%.
Je veux augmenter mon taux d’acceptation opt-in de 30% à 33%,
mon taux de conversion de 20% à 22%.
Parce que ces petits gains atteignables vont en fait participer à doubler vos profits.

Ok. Et vous, par exemple aujourd’hui, combien d’heures travaillez-vous par jour ?

Trop !
J’essaie de m’organiser pour être au groupe télécom 3-4 jours par semaine, travailler dans l’entreprise et sur l’entreprise avec les équipes, le marketing, la stratégie et toutes ces choses qui accompagnent les grands groupes.
Puis, un jour par semaine, j’écris, je fais du conseil, ce genre de choses.
J’essaie d’équilibrer le tout et d’être très organisé.
Si je suis au bureau des télécom, je travaille sur des projets télécom.
Si je suis dans mon bureau chez moi, je travaille sur mes projets à côté.
J’essaie vraiment d’être strict là-dessus, là où je place mon attention, mon temps de travail et de ne pas mélanger les choses.
Si je suis chez moi un dimanche avec ma famille, c’est un jour de repos, exit l’ordi.
J’essaie vraiment d’appliquer cette discipline.

Super.
Un autre problème majeur pour les entrepreneurs, c’est l’équipe.
Comment recruter la bonne équipe ?
Combien de personnes employez-vous ?

Directement, plus de 30.
Et avec les autres businesses où on a des parts, plus de 100.
Donc bien plus d’une centaine.

Comment les recrutez-vous ?

Il y a plusieurs facteurs.
On a plusieurs devises :
« On ne collabore pas avec Jim Henson ! »
Ça, c’est une de nos valeurs.
Jim Henson était le fondateur du Muppet Show.
Je ne sais pas si vous connaissez le Muppet Show ?
Donc pour nous, pas de marionnettes !
Notre politique est très stricte là-dessus, pas de marionnettes !
« Prenez le temps de recruter, licenciez vite ».
J’ai mis du temps à comprendre ça et à le mettre en pratique, à mettre les candidats face à quelques obstacles dans le processus de recrutement pour ne pas recruter trop vite.

Puis-je vous interrompre un instant ?
« Prenez le temps de recruter, licenciez vite », quand je dis ça en Belgique, parfois les entrepreneurs me disent : « Ça coûte très cher de licencier quelqu’un ». En Belgique, ça coûte très cher. Et donc on ne le fait pas.

C’est pour ça qu’il faut prendre le temps de recruter, s’assurer que c’est la bonne personne.
La dernière devise, je l’ai entendue il y a des années, et je l’adore : « Que se passe-t-il si on forme les gens ? »
Investissez dans votre équipe ! C’est ce qui va créer un effet de levier et de croissance. Formez votre équipe ! Assurez-vous que vous investissez en eux régulièrement avec des ateliers, des séminaires, des programmes de formation internes…
On me dit souvent : « Et si je forme tous ces gens, j’investis en eux, et puis ils s’en vont pour la concurrence ? »
C’est une inquiétude justifiée, mais que se passera-t-il si vous ne les formez pas et qu’ils restent ?
Ça serait un problème plus grave encore !
Si vous ne les formez pas et qu’ils restent, ils influencent directement votre clientèle, votre revenu et vos résultats.
Donc je pense qu’il faut aborder la formation et le management des équipe avec ça en tête : « Que se passe-t-il si je ne les forme pas et qu’ils restent ? »
Il faut se laisser guider par cette idée car ça pourrait s’avérer très douloureux.
Et si ça coûte très cher de licenciez quelqu’un, vous devriez investir cet argent à améliorer le travail de cette même personne.

Combien investissez-vous en vous-même ?

Beaucoup ! J’ai la chance d’intervenir dans beaucoup de séminaires. Des évènements d’exception comme le European Marketing Summit. Je reste ensuite dans la salle et je prends des notes parce qu’on peut toujours apprendre des autres. Et les autres intervenants que vous réunissez sont géniaux ! J’ai vraiment de la chance de pouvoir assister à ces évènements en tant qu’intervenant et d’apprendre aussi de la sorte.
Je lis beaucoup. J’ai un compte Audible, avec beaucoup de livres audio, je consomme beaucoup ce genre de choses, pour me maintenir à niveau, car au fur et à mesure qu’un business grandit, on se retrouve confronté à de nouveaux problèmes qui demandent un nouveau niveau de compréhension et d’éducation pour les surmonter.

Très bien. Et comment se fait-il que vous aimiez autant être sur scène ? Tous les chefs d’entreprise ne sont pas capables de le faire comme vous. Quel est votre moteur ?

Je pense que c’est une histoire de partage. Ma mère était enseignante, l’enseignement coule dans mes veines ! Ça vient d’elle. Il s’agit d’aider les autres.
Quand on a développé l’idée des sept leviers par exemple, comme il fallait l’articuler et partager avec d’autres gens, ça nous a vraiment aidé à éclaircir les choses en interne.
Donc c’est la suite de tout ça. On mène vraiment nos businesses avec ce système de pensée là, on forme constamment nos équipes et managers dans nos différents secteurs d’activités.
Ça vient simplement de là, et puis ça se développe.

Et quels sont vos projets pour le futur ?

Bonne question ! Le mouvement les sept leviers est en train de grandir. Le livre Cadence est sorti en 2018, je vous en ai parlé, et tout cela continue de croître, le mouvement grandit.
Donc ça, ça me réjouit beaucoup en ce moment.
L’Université de Deakin, une des meilleures en Australie, s’intéresse à ce cadre de pensée et m’intègre à son programme d’études.
Je travaille donc avec eux en tant que professeur de pratique, c’est assez étrange comme dénomination !
Mais le fait d’essayer de mener tout ça nous a vraiment aidé à devenir un courant de pensée pour les petites entreprises partout dans le monde.
C’est vraiment ça qui me réjouit et qui me donne envie de continuer à grandir.

C’est la première fois que vous venez en Belgique ?

Oui. C’est formidable !

Ça vous plait ?

Magnifique ! Les frites et la bière, c’est parfait !

Pete, c’était un plaisir de vous recevoir. Merci beaucoup !

Pensez par vous-même

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Vous n’êtes pas dans un film de Jean Claude Van Damme, ni de Sylvester Stallone. Le thème de la Minute du Coach d’aujourd’hui, c’est la chasse à l’homme !

La chasse à l’homme. Oui, c’est un mini coup de gueule que je vais pousser aujourd’hui, même si les faits datent un peu.
Mais comme ce genre de phénomène se reproduit relativement régulièrement, j’avais quand même envie d’alerter nos auditeurs sur ce phénomène.
Je me souviens de…

Ça n’a rien à avoir avec Stallone ni JCVD

A priori... Peut-être un peu Jean Claude Van Damme parce que paraît-il je lui ressemble très fort, même si je n’ai jamais vraiment compris cela. C’est ce qu’on me dit tous les jours, je vois ton air interloqué. En général, on me dit : “Tu es un mélange de Jean Claude Van Damme …”

Peut-être un peu les bras mais...

“... et de Jacques Brel”, mais soit.
Il s’était passé ceci il y a quelques années : un dentiste américain avait été vilipendé parce qu’il avait tué un lion.
C’était un chasseur de fauves, je ne sais si tu te souviens de cette anecdote assez sordide d’ailleurs. Il avait tué ce lion et il y avait eu un déchaînement médiatique, surtout un déchaînement sur les réseaux sociaux.

Les photos !

Je ne me souviens pas des photos, par contre, mais je me souviens des…

Le dentiste qui posait son pied sur sa proie.

Oui, effectivement, il y avait cette photo. Mais ce qui m’a choqué, ce n’est pas tellement le dentiste qui posait avec le pied sur le lion, bien que ce soit extrêmement choquant. Evidemment, je suis aussi choqué par ça.
Non, j’avais été encore beaucoup plus choqué, beaucoup plus outré par tous les commentaires qui pleuvaient, sous ces images, de gens qui disaient : “Il faut faire la peau à ce dentiste”, etc ...
Et là, je me suis dit : est-ce que la chasse à l’homme est plus digne que la chasse au lion ?

Ça c’est une question intéressante.

Et qui suis-je moi pour critiquer ce monsieur et puis faire preuve dans mes commentaires d’autant de violence que lui.
Une fois encore, sur lesdits réseaux sociaux, ce que l’on observe, c’est l’absence de toute pensée, l’absence de tout esprit critique, l’absence de toute distance, de tout recul.
Et je vous invite à prendre du recul. À penser vraiment, à penser par vous-même.
Suivre la foule, en y allant de votre propre commentaire... C’est tellement facile de commenter, parfois même avec un pseudo, c’est tellement simple.
Non, mouillez-vous un petit peu le maillot. Osez aussi des idées qui tranchent avec ce que la foule va aller vomir sur la place publique.
Si j’ai un conseil à donner à nos amis, surtout les Montois :
Oui, on peut suivre la foule mais uniquement au Doudou !
Bon vol avec les Aigles.