Etre leader, ça veut dire quoi ?

 

Sud Radio, la Minute du coach

 

Pablo :  J’adore les thèmes que Fabian me glisse dans le creux de l’oreille alors on va parler dans quelques instants du complexe de l’imposteur. Grand point d’interrogation : de quoi s’agit-il, Fabian ?

Fabian :  Cher Pablo, bonjour.

Sommes -nous entouré d’imposteurs ? Les imposteurs sont-ils des pervers narcissiques ?

Oh, mon dieu, je ne pensais vraiment pas à aller jusque-là en 2 minutes.
Non, simplement, très souvent dans ma clientèle, j’ai des personnes qui ont le sentiment, la conviction intime de n’être pas à leur place, de n’être pas légitime. En quoi suis-je légitime ?

Dans ce sens-là.

Voilà, pour par exemple prendre la parole. En quoi suis-je moi légitime, Fabian Delahaut, derrière ce micro, pour des milliers d’auditeurs qui écoutent cette Minute ? Est-ce que, vraiment, j’ai assez d’expertise ? Est-ce que j’ai assez d’expérience ? Est-ce que j’ai assez de savoir, de savoir-faire et de faire-savoir pour être à cette place avec vous ?
C’est une question que je peux aussi me poser. Et de nombreuses personnes autour de moi se la posent : Est-ce que je suis légitime pour diriger cette équipe ? Est-ce que je suis légitime pour écrire tel article ?
Et récemment, l’un de mes clients me pose la question, me dit : “J’ai l’impression d’être un imposteur.” C’est ce qu’on appelle effectivement le complexe de l’imposteur.
Et voilà la réponse que je lui ai fournie et que je vous invite à méditer.
Je lui ai dit : “Xavier, si précisément tu as le sentiment d’être un imposteur, c’est une excellente nouvelle.”

Pourquoi ?

C’est une excellente nouvelle parce que ça veut-dire que tu te remets en question et que tu remets tes propres convictions en question.
Si tu ne te posais même pas cette question, ça commencerait à devenir extrêmement dangereux.
Les grands leaders, me disait un de mes prof à Solvay, n’hésitent jamais mais doutent toujours.
Dès lors que vous doutez d’être à votre place, sûrement, ça va vous inviter à déployer encore plus d’efforts, plus d’énergie et dès lors, imposteur, vous n’êtes pas, précisément.
Ou en tout cas, il y a fort peu de chances pour que ce soit le cas.

Mais Fabian, lorsque vous êtes leader et que vous doutez, est-ce que vous devez laisser transparaître ce doute parmi les gens que vous côtoyez ?

Je dirais que tout dépend de la situation. Parce que la communication est situationnelle. Une communication efficace dépend toujours de la situation dans laquelle vous vous trouvez.
Simplement, cher Pablo, nous avons tous les deux une passion en commun pour l’équitation et ça aussi c’est intéressant d’en parler car quand vous approchez un cheval qui fait 500, 600 voire 700 kilos, vous devez créer un partenariat avec lui, une connexion avec lui.
Il ne vous respectera, vous le savez aussi bien que moi, que si vous apparaissez pour lui comme un vrai leader.
Dans ce cas, effectivement, si vous exposez vos doutes, si vos doutes transpirent, si vous craignez quelque chose, si vous manquez singulièrement de contrôle et de confiance en soi, le cheval n’en aura pas plus.
Donc, effectivement, on va éviter de laisser transparaître nos doutes. Mais de temps en temps, se montrer vulnérable au sein de son équipe, exposer sa difficulté, exposer, comme on dit, son ventre blanc de dauphin, qui est la partie fragile de l’animal, ça peut aussi vous rendre plus humain.
Bon vol avec les Aigles.

 

 

 

Savoir être heureux

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian : Bonjour Pablo !

Le thème de la Minute du Coach du jour c’est : êtes-vous pleinement heureux ?
On sait que le bonheur n’existe pas, le bonheur absolu… Mais que dans la vie, on peut vivre intensément des instants heureux. D’accord ?

Oui, je vous ai un peu truandé quand je vous ai donné ce titre.
En fait, j’avais envie de vous raconter simplement une histoire.
C’est une très courte histoire mais qui risque d’être intéressante pour celles et ceux qui parfois ont l’impression de vivre une vie moyennement chouette, moyennement sympa, où ils se disent :
“Ça pourrait être pire finalement, donc je vais garder ce que j’ai puisque j’ai peur de ce que je pourrai avoir.”
Vous savez que souvent on a peur d’aller vers un paradis inconnu. Et on préfère s’accrocher à un enfer connu.
L’histoire est celle de ce monsieur qui, tous les jours, se rend à son travail à pied. Tous les jours, il passe devant une maison, il y a une petite cour devant la porte et dans cette cour il y a un chien.
Il est assis, ce chien, et il pleure, il hurle, semble-t-il de douleur.
Et quand ce monsieur repasse en sens inverse devant la même maison, le même chien, assis au même endroit, pleure.
Un jour, n’y pouvant plus, il voit son propriétaire et lui dit :
“Monsieur, je passe deux fois par jour devant chez vous et votre chien est toujours au même endroit, assis au même endroit et pleure ! Mais qu’est-ce qu’il a ?”
Et le propriétaire grognard répond : “Il est assis sur un clou.”
“Mais pourquoi il ne s’en va pas ?”
“Il ne doit pas avoir assez mal”

Comment réagir à cette histoire ?

Les amis, si vous êtes assis sur un clou, barrez-vous !
Ne pleurez pas avec les chiens et volez avec les aigles !
A la semaine prochaine.

Merci Fabian !

 

 

L'important c'est d'agir !

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo,

Merci d’être là, fidèle à ce rendez-vous Minute du Coach, sur Sud Radio.
Il y a beaucoup de gens qui parlent, qui parlent et qui n’agissent jamais.

Absolument.

Donc, l’important c’est d’agir ?

Oui, pas n’importe comment, évidemment, mais l’important c’est d’agir.
Je vous donne quelques conseils pour ça.
Le premier, c’est de ne pas attendre que les conditions soient parfaites, que tout soit parfaitement réuni avant de vous lancer dans l’action, car ...
Un secret : ce n’est jamais parfait !
C’est le meilleur moyen de procrastiner. La procrastination, c’est le fait de reporter, de postposer.
Et finalement, quand on estime que les conditions ne sont pas parfaitement réunies, c’est très confortable puisqu’on n’a rien à faire, on est parfaitement dédouané.
Les idées n’ont donc de valeur que si vous les exploitez.
Le nombre de gens que j’ai rencontré, qui me disaient : “Oui, moi, j’ai des idées géniales. Et d’ailleurs je me demande dans quelle mesure je ne vais pas les vendre, carrément, vendre mes idées à ceux qui n’en ont pas.”
Les gars, je vais vous dire … Avoir des idées, tout le monde a des idées. Le monde entier est plein d’idées. Si les idées avaient de la valeur, ça se saurait. Non, elles n’ont de la valeur que quand vous les transformez en action, en projet.
Et précisément, si vous avez peur d’agir, j’ai envie de vous dire que le seul remède à la peur c’est précisément d’agir.

Il faut parfois se jeter à l’eau ?

Oui, il faut convoquer la vertu majeure, la vertu ultime. J’en ai déjà parlé à ce même micro. Cette vertu dont Platon nous disait qu’elle est l’une des vertus cardinales, c’est une vertu dont Churchill nous disait qu’elle est la première qui détermine toutes les autres, et dont Aristote disait qu’elle est le juste milieu entre la couardise et la témérité…
Et cette vertu, c’est bien sûr Le Courage.
Le courage, c’est la vertu qui nous permet de combattre la peur. On n’a pas toujours besoin de kilos, de tonnes de courage. Quelques grammes peuvent suffire.
Je me souviens d’un saut à l’élastique qu’on m’avait offert pour mon anniversaire, d’un benji.
J’ai une terreur du vide qui est absolument insondable. Ce jour-là, j’ai convoqué toutes les techniques que je partage avec vous notamment ici.
Et surtout, je me suis rendu compte que je n’avais besoin que de quelques grammes de courage pour m’élancer. Une fois que j’étais dans le vide, ma foi, il n’y avait plus qu’à attendre que ça passe.
Alors, n’attendez pas l’inspiration non plus, stimulez-la. On croit souvent, à tort, que l’inspiration, ça nous tombe dessus. Voilà, tiens, soudain je suis inspiré. Non, absolument pas.
La plupart du temps, je peux en parler en tant qu’auteur, créateur de chansons notamment, mais j’ai une amie romancière qui pourrait vous dire la même chose.
Elle va se créer un rituel de mise en condition - je reviendrai aussi sur cette notion - elle va se créer un décor et le fait de rentrer dans ce décor, de la même manière, à certains moments de la journée - je pense notamment qu’Amélie Nothomb, elle va écrire de telle à telle heure très tôt le matin - elle se met en condition et elle va aller chercher l’inspiration, elle ne va pas attendre que l’inspiration lui vienne. Quitte à jeter beaucoup de pages s’il s’agit décrire par exemple.
Donc, l’inspiration ça se stimule, ça ne s’attend pas.
D’une façon générale, j’ai envie de dire à nos auditeurs :
N’attendez jamais, n’espérez jamais !
Je l’ai déjà expliqué, il ne faut pas espérer dans la vie.
L’espérance est toujours déçue, l’espoir est toujours déçu. Les gens se réfugient derrière leurs rêves et derrière leurs espoirs, c’est absolument stérile puisque ça ne demande...

Ça ne sert à rien ?

Ça ne sert à rien, non, mais espérer non plus.
L’attente est systématiquement déçue, donc agissez !
Et c’est la raison pour laquelle je vous conseille de stimuler votre inspiration, de remplacer par exemple dans vos mots, “demain” par “maintenant” !
Et d’être celui qui, dans votre groupe de référence, est considéré comme la personne qui prend l’initiative. Prenez-la, les amis, prenez-la !

 

 

 

Quels sont les 7 secrets pour entretenir votre flamme sacrée ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Bienvenue sur Sud Radio, pour ce rendez-vous sacré que les auditeurs suivent avec grande attention. Quels sont les sept secrets pour entretenir votre flamme sacrée ? Justement !

Les 7 secrets, Pablo, je les ai reçus il y a quelques années d’un de mes mentors, qui s’appelait John Desloover et qui nous expliquait comment faire en sorte que notre vie soit excitante, exaltante, épanouissante, riche et il nous a proposé sept secrets que je partage maintenant avec vous.
Le premier secret c’est de le décider.
Je décide de vivre avec la flamme sacrée. C’est un choix personnel que je peux affirmer haut et fort, l’exprimer verbalement.
Et deuxième secret, qui m’importe énormément : Personne ne m’en empêchera.
Et là je vous invite à réfléchir à ce qui se passe quand vous allez à la mer par exemple et que vous vous amusez à attraper des crabes et à les mettre dans un seau.
Est-ce que vous avez déjà vérifié que quand un des crabes essaie de sortir du seau, il s’en trouvera bien quelques autres pour aller le rechercher et le ramener au fond du seau.
Et bien les êtres humains, c’est parfois comme ça. Quand ils observent que l’un d’eux tente de sortir du marasme, après tout on est tellement bien, tous ensemble dans la gadoue, autant aller le rechercher.
Surtout ne vous laissez pas faire et ne soyez pas non plus celui qui va aller rechercher le crabe qui tente de s’extirper du seau.
Le troisième secret semble assez anecdotique, assez anodin.
Cette fameuse histoire : je regarde le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide.
C’est des choses qu’on entend tout le temps. Ce qu’on sait moins, en général, c’est que l’homme n’est pas câblé pour observer, regarder, être attentif aux opportunités.
Nous sommes beaucoup plus câblés pour détecter les menaces. Notre survie est à ce prix donc…

Comme un radar !

Oui, une espèce de radar effectivement.
J’aurai l’occasion d’y revenir dans une prochaine Minute du coach.
Donc dire : “C’est facile de regarder le verre à moitié plein” ; non.
C’est facile de le dire mais ce n’est pas forcément facile de construire ce réflexe-là.
Quatrième point, c’est aussi un point qui m’est cher.
Perfectionnez-vous sans cesse. “Je me perfectionne sans cesse”, c’est un genre de phrase que vous pouvez aussi affirmer.
Ne vous contentez pas de ce qui est bien. On dit que le bien est l’ennemi de l’excellence.
Ce n’est pas parce que c’est bien, ce n’est pas parce que votre vie est bien, chouette - j ’ai une petite vie sympathique, une jolie voiture dans mon allée de garage, un joli labrador, une jolie tortue Caroline - je peux quand même chercher encore et toujours à atteindre les étoiles, à escalader des sommets.
Ce qui veut dire : me mettre en danger.
Je pense vraiment qu’une des grandes richesses de la vie…
J’entendais récemment le philosophe Alain Badiou à qui on posait la question « c’est quoi la vraie vie ?»
Il a répondu : “La vraie vie c’est quand vous parvenez à réaliser des choses que vous ne vous sentiez pas capable de réussir.”

Donc sortir de sa zone de confort ?

Complètement, sortir de sa zone de confort.
Explorer ce que certains appellent la zone d’effort, ce qu’on peut renommer “zone de magie”.
C’est autrement plus encourageant car le grandiose n’existe que dans cette zone-là. Certainement pas dans la zone de confort.
Exécutez vos décisions et osez le risque que le suiveur n’ose pas. On peut se demander ce qu’est la différence entre un leader et un suiveur.
Alors, la littérature abonde sur cette matière.
Mais en réalité, John Desloover nous disait : « Le leader n’a pas besoin des autres pour être motivé ».
Il entretient - d’où l’expression de la flamme sacrée - il entretient sa propre flamme. Un peu comme si on disait que le soleil n’a pas besoin d’un autre astre pour être éclairé et pour être réchauffé.
D’accord, Pablo ?

Evidemment ! Je suis pendu à tes lèvres, Fabian.

Ça me touche, merci beaucoup.
Et alors, ça aussi c’est un point important, c’est la sixième clé ou le septième secret : je ne cherche pas à tirer avantage de deux systèmes à la fois, en même temps. C’est un véritable symptôme d’échec.
Je prends un exemple tout simple.
Je ne peux pas à la fois engouffrer un sac de frites mayonnaise, une mousse au chocolat ... même si celle de ma mère est particulièrement extraordinaire.

Délicieuse !

Oui, elle est vraiment… ça c’est un sommet de gastronomie.
… et en même temps vouloir des tablettes de chocolat. Donc si j’ai la mousse, je n’ai pas les tablettes. C’est un choix.
Je ne peux pas espérer devenir extrêmement riche si je travaille dans une administration publique par exemple. On sait que 80% des gens qui sont vraiment riches sont des créateurs d’entreprise, sont des entrepreneurs.
Et septième secret, Pablo : J’agis ! Go, go, go !

Comme Goldorak,

Exactement, Goldorak Go ! Et, auditeurs de Sud Radio : Go !

Beaucoup d’informations dans cette Minute du Coach.
N’ayez aucune crainte, vous pouvez la réentendre sur sudradio.be

 

 

Vous êtes toujours déjà en train de dire à l’autre comment se comporter avec vous

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Salutations aux fidèles auditeurs de Sud Radio, de la Minute du Coach.
On va aussi faire coucou à tous les automobilistes qui sont peut-être en train d’emmener leurs voitures à l’entretien.
Why not ?

Why not ?
Et, j’ai envie de vous dire ceci, chers amis automobilistes, si vous êtes sur le point d’aller au garage et d’y laisser votre voiture pour la journée, moi à votre place, je passerai par le car wash d’abord et je ferai aussi l’intérieur, je l’aspirerai.
Pourquoi, Pablo, donner au garagiste une voiture propre, intérieur et extérieur ?

C’est une question d’éducation.

Pas seulement.
Si les mécanos qui travaillent sur votre véhicule se rendent compte à quel point vous êtes soigneux, comment vont-ils traiter le véhicule ?

De la même manière.

De la même manière. Si, a contrario, la voiture est dégueulasse, pleine de saloperies à l’intérieur, dégueulasse intérieur et extérieur, ils n’y prendront pas garde et ils la traiteront comme vous la traiterez.

De manière superficielle.

Sûrement. Et ce que je veux dire aujourd’hui, c’est que si vous souhaitez que votre entourage vous traite comme un top pro, commencez par vous comporter comme un top pro.
Si vous vous négligez, ne fusse qu’au niveau de l’aspect vestimentaire, si vous négligez votre présentation, si vous vous déplacez les épaules basses, si vous regardez vos souliers quand vous marchez, ne vous attendez pas à ce qu’autour de vous on vous traite avec respect.
Ça serait bien, ça serait formidable que ce soit le cas mais ça sera beaucoup moins le cas.
Donc, comportez-vous, agissez en top pro pour être perçu comme tel et pour que les autres se comportent à l’avenant.
Je vous raconte une fois de plus une histoire, j’aime bien les histoires.
Il y a quelques années, on a mené une enquête, ça s’est passé au Canada. Et on a montré à des tueurs en série 12 personnes marchant de dos.
Et on leur demande : “Qui est-ce que vous agresseriez ?”
Et bien, Pablo, ils désignent tous les mêmes, et on se rend compte à l’analyse que les personnes désignées sur le film, sur la vidéo, ont été toutes agressées dans la vrai vie.
Moralité : A qui s’attaque le prédateur ? A la personne qui se comporte en proie.
Le prédateur s’attaque au plus faible, au malade, au plus lent.
Et si quelqu’un, un drogué, mettons, a besoin de sa dose et qu’il voit un malabar de 120 kilos avec une moustache qui lui barre le visage, est-ce qu’il va s’adresser à lui, l’agresser ?
Non !

Certainement pas, mais une dame plus frêle, plus âgée, qui semble être nettement moins vigoureuse, c’est sans doute une proie beaucoup plus facile.

Tout est dans le comportement, tout est dans l’attitude.

Oui. Apprenez à marcher !
Marcher avec vigueur, pas trop rapidement parce que “Gentlemen don’t run”. Un gentleman ne court pas.
Quand vous allez à une conférence, asseyez-vous au premier rang. Même si c’est difficile. Je suis conférencier, je peux vous le dire, les gens qui s’assoient au premier rang sont les retardataires. Parce qu’il n’y a plus que ça comme place de disponible.
Regardez les gens dans les yeux, sans les fixer, ne soyez pas agressif non plus.
Marchez donc avec vigueur et prenez la parole. Soyez le premier à prendre la parole et souriez avec sincérité, qu’on voit les pattes d’oies près des yeux. Et ça c’est un sourire sincère.
Comportez-vous en personne qui domine la situation, qui a le contrôle de ses émotions, qui va vers les autres et alors votre vie sera plus belle parce que les autres vous traiterons aussi autrement.
Je termine, Pablo, en vous rappelant ceci : vous êtes toujours déjà en train de dire à l’autre comment se comporter avec vous.
Je répète parce que c’est important et ce n’est pas si facile comme phrase :
“Vous êtes toujours déjà en train de dire à l’autre comment se comporter avec vous.”
Changez votre comportement si vous voulez que les autres aient un autre comportement vis-à-vis de vous.
A bientôt !

 

 

Comment ne plus râler ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo:  J’espère que vous prenez du plaisir à voler avec Fabian Delahaut et les aigles tout au long de ces séquences, la Minute du Coach sur Sud Radio.
Coup de gueule ou envie de râler ?

Fabian:  Moi, je n’ai pas envie de râler mais envie de vous proposer des pistes si vous avez cette envie de râler. Et je vous raconte une histoire.

Ça fait du bien de râler de temps en temps, non ?

Oui, je m’attendais à celle-là !
Et ça c’est un biais de validation, mon cher Pablo. C’est un biais de validation comme quand quelqu’un me dit : « oui, j’ai pris une sucrerie, le sucre ce n’est pas bien, c’est très addictif mais…

J’en avais besoin !

Voilà, : “J’en avais besoin et après tout ce que j’ai travaillé, j’estime que j’ai bien mérité une petite friandise.“
Et on va valider comme ça des tas de choses qui en réalité ne le méritent absolument pas.
“J’ai grillé une cigarette, ce n’est pas bien, ça noircit mes poumons mais je suis désolé, ça fait une semaine que je fais toutes les nuits. Je suis épuisé. Je trouve que j’ai bien mérité une petite récompense, mais quand même, c’est pas pour une cigarette.”
On va arrêter tout de suite, ce sont des mauvaises excuses qui ont l’air d’être bonnes mais elles sont mauvaises.
Est-ce que c’est bon de râler ou pas ? Je n’en suis pas convaincu.
L’histoire que je voulais vous raconter.
Il y a quelques années je jouais encore au tennis à cette époque et mon prof n’étant pas disponible, on m’en avait donné un autre.
Et moi j’étais plutôt un volcan sur un cours de tennis.
Plutôt volcanique et chaque fois que je loupais une balle je tempêtais, j’éructais.
Et systématiquement, il prenait une autre balle, il la levait et il me disait : “c’est la prochaine qui m’intéresse.”
Et puis on jouait, je mettais une balle dans le filet ou en dehors des lignes, je m’énervais et il me disait : “c’est la prochaine qui m’intéresse.”
Il m’en a fallu quelques unes pour comprendre que toute l’énergie que je dispersais dans mes colères...
En râlant.

En râlant, je ne la concentrais pas sur le prochain coup.

Sur la suite.

Exactement je perdais ma force, mon énergie, mon enthousiasme. Je ne la canalisais pas et c’était une grave erreur.
Alors je vous conseille ceci :
Concentrez-vous sur ce qui vient et demandez-vous, posez-vous quelques questions…
Par exemple, demandez-vous, est-ce que cette balle que je viens de mettre dans le filet mérite vraiment que je me mette dans cet état ?
Evidemment quand vous pensez comme ça, ça tue tout de suite l’énervement.
Ou alors une autre question : “
Dans 1 an quand je repenserai à ce moment, dans quel état serai-je ?“
Et bien le plus souvent, dans 1 an, vous aurez complètement oublié ce qui s’est passé.
Et si vous pouvez l’oublier dans 1 an, et bien oubliez le tout de suite.

Merci pour ces précieux conseils Fabian.

Avec plaisir !

 

 

Être présent dans le moment

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo:  Bonjour Fabian !

Fabian:  Salut Pablo

On va parler de la présence, aujourd’hui dans la Minute du Coach.

Oui,.

Est-ce que c’est la même chose que le charisme ?

Quelle excellente question !
Tu as l’art de me surprendre, ce qui te confère d’ailleurs du charisme et je suis absolument sincère.
Je ne m’attendais pas à ça, dans ce moment là, comme l’aurait dit ton ami Patrick Bruel.
C’est une bonne question parce que, précisément, le charisme est une notion intéressante.
Souvent les personnes pensent que le charisme, c’est quelque chose qui est inné : on naît ou pas charismatique.
Or, les études démontrent que ça peut-être complètement acquis. Par exemple, ...

C’est quelque chose qui se travaille alors le charisme ?

Oui, c’est même carrément scientifique.
On a retrouvé des notes à Saint -Cyr, qui est l’école militaire en France, de professeurs qui avaient eu le Général de Gaulle, qui était déjà de Gaulle mais non pas encore général, et qui écrivaient: “ne se démarque que par la taille”.
On sait aujourd’hui que le Général de Gaulle fut l’un des personnages de l’histoire contemporaine les plus charismatiques qui soit. Il avait donc certainement travaillé son charisme.
Et puisqu’on fait référence à la présence, quand tu vois un acteur qui est fascinant, tu as tendance à dire : « C’est un grand acteur ».
Souvent, quelqu’un dira : « Oui, cet acteur, il a une présence. » Mais c’est quoi la définition ?
Finalement ça renvoie à quoi un acteur qui a une présence ?
L’acteur qui a une présence, il est ici, il est maintenant et il est vraiment “présent”.
Hier, j’animais des jeux de rôle en entreprise.
J’animais 8 jeux de rôle. Il y a eu donc 8 bonjours, 8 fois les personnes se sont serré la main pour se dire « bonjour » et 8 fois pour se dire « au revoir ».
16 temps durant lesquels il n’y a pas eu un instant de présence.
A quoi je l’ai remarqué ? Pas de regard.
Pendant qu’on se serre la main, on est déjà en train de partir de l’autre côté.
Ou, au moment où je te dis bonjour, mon bonjour est tout entier imbibé du message qui va suivre.
Exemple: “Tiens Pablo, salut, ça va ? Dis, tu as vu le dossier du rebord ?”
Et bien sûr, quand je te dis : “Pablo, salut, ça va, tu as vu le dossier du rebord ?”, en fait, le “Pablo, salut, ça va?”, il n’existe pas.
Je m’en acquitte, je m’en débarrasse comme d’une convention sociale.
En réalité, je n’incarne pas le “Salut Pablo, comment vas-tu ?”.
Je n’incarne absolument pas ça. Je m’en acquitte mais je suis moi tout entier concentré sur ...

La suite !

Ce qui me préoccupe. Un autre exemple et ça on en est tous familier, dans les deux cas. Vous appelez un ami et vous entendez que les mots arrivent au compte-gouttes.
Et là, vous lui sortez : ”Tu es sur Facebook ?”. “ Mais non, vas-y, je suis là, je t’écoute.”
Mais ce n’est pas vrai, il vous prend pour une quiche.
Donc dites-lui : « Ecoute, je te rappelle quand tu seras complètement présent. Ou rappelle-moi quand tu seras prêt à m’offrir de la qualité d’être là. »
Je vous invite tous à offrir du temps de présence, de qualité, aux gens que vous aimez et même à ceux que vous n’aimez pas.
D’ailleurs, je vous invite à aimer tout le monde.

 

 

 

Les secrets de la prise de parole en publique

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Fabian est philosophe, acteur, chanteur, formActeur, écrivain.
Il a plusieurs cordes à son arc.
J’ai lu son livre, “Le crime de l’orateur”, qui a changé ma vie.
J’ai vu son spectacle, qui a aussi changé ma vie et celle de beaucoup d’autres.
On fait le pitch du livre et du spectacle ?

C’est deux choses différentes. Mais peut-être expliquer le titre.

Le crime de l’orateur !

Pourquoi “Le crime de l’orateur” ?
Et bien, une histoire. Je vais vous raconter une histoire. Il y a quelques années, j’intervenais à l’Université de Valenciennes. Je formais ce qu’en France on appelle des thésards, c’est à dire des étudiants qui préparent une thèse de doctorat. En Belgique, on dirait un doctorant.
Et je les formais à prendre la parole en public.
Toutes leurs entrées étaient catastrophiques.
Or, je leur ai dit : un grand auteur contemporain (alors aujourd’hui il est mort, à l’époque qu’il ne l’était pas), Johnny Halliday, a expliqué qu’au début de sa carrière il avait reçu un conseil de Maurice Chevalier.
Ils étaient tous les deux assis sur un banc et Maurice Chevalier lui a dit : « Petit, pour réussir un concert, c’est très facile. Tu réussis ton entrée et ta … ?».

Sortie.

Exactement. Pour moi, c’est le premier secret des grands orateurs.
Ce jour là, alors que les étudiants délivraient des prestations plutôt médiocres, je leur ai dit, à bout d’arguments :
“Hier, il y avait un épisode des Experts Miami. Qui a regardé ?”
Plusieurs doigts se sont levés.
“Par quoi commence un épisode des experts, qu’il soit de Miami ou d’ailleurs ?” Et Pablo, je sais que tu es fan de séries.

Une intro, un générique ?

Et bien non, ça ne commence pas par un générique, ça commence par un … ?

Un crime

Parce que le scénariste est bien au courant que nous avons dans les mains un instrument terrible pour lui, qui nous donne accès à 1500 chaînes, la zapette.
Il doit donc capter notre attention tout de suite. On appelle ça aussi, dans mon jargon, une rupture de pattern.
Et pourquoi ai-je appelé ça “Le crime de l’orateur” ?
Parce que selon moi, l’orateur doit commettre un crime tout de suite, à l’instar de ce qui se déroule dans les Experts à Miami. Un crime, c’est bien sûr métaphorique. Et recréer des crimes régulièrement en cours d’exposé pour re-capturer l’attention de son audience.
Voilà pourquoi ça s’intitule “Le crime de l’orateur”.
Pour réussir son entrée.

Donc, n’hésitez pas à lire ce livre qui est toujours disponible.

Bien sûr !

Qu’on peut se procurer de quelle façon ?

Aux éditions de Boeck et Larcier, sur Amazon : “Le crime de l’orateur: Prise de parole en public : 3 secrets et 60 techniques”.

 

 

 

Faut-il laisser venir ou faut-il créer sa propre chance ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

On va parler de la chance.
Alors, faut-il la laisser venir ou faut-il créer sa propre chance ?

J’avais un mentor, John de Sloovere au cas où certains de nos auditeurs le connaîtraient ou auraient eu le plaisir, le bonheur, l’honneur de le rencontrer, qui disait :
« La chance, c’est les crochets qui passent ».

Il faut les saisir !

Oui, voilà.
Si vous allez à la foire et que vous êtes sur votre cheval ou votre gadget qui tourne dans le manège et que vous devez attraper la floche…
Vous vous souvenez de cette floche ? Et bien la floche, on ne l’attrape que si on tente de l’attraper.
Mais si on est tétanisé sur le manège et qu’on regarde la pointe de ses souliers, on ne peut pas attraper la floche.
Donc on ne peut pas se saisir de la chance.
C’est quoi finalement avoir de la chance ?
Un jour, une de mes amies à qui j’avais expliqué que je partais en voyage dans un pays plutôt intéressant, plutôt sexy, me dit : ”Tu en as de la chance”.
Je lui dis : “Oui, Dominique, j’en ai de la chance. Je me suis réveillé ce matin et les billets d’avion étaient sur mon lit”.
Evidemment, la chance n’avait rien à voir là-dedans. La chance, c’est un mélange d’opportunité et de préparation.
Si je suis préparé sur le terrain de foot à saisir l’opportunité, à savoir la balle qui arrive, et que je n’ai plus qu’à mettre le pied pour qu’elle rentre dans le but, ce n’est pas de la chance.
Je me suis entraîné pendant des centaines, des milliers d’heures pour pouvoir, à ce moment-là, être à cet endroit-là du terrain et d’un seul coup de pied, mettre la balle au fond du but.
Ce n’est pas de la chance, c’est de la préparation.
Mais c’est vrai que je dois bénéficier de l’opportunité. Donc soyez toujours prêt à saisir les opportunités.
Dans une précédente capsule, une précédente Minute du Coach, je parlais avec toi du côté visionnaire. Soyez visionnaire, disais-je. Voyez loin !
Ce que vous devez bien comprendre, on peut relier le deux thématiques, c’est que “Vous deviendrez ce que vous vous verrez devenir”.
C’est ça voir loin.
Quand vous savez où vous voulez aller, alors bizarrement les planètes s’alignent, et la chance, vous pouvez vous en saisir.