Passez à un niveau supérieur dans votre vie avec la Eagle Academy

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo : Bonjour Fabian !

Fabian : Bonjour Pablo !

C’est quoi la “Eagle Academy”, qu’on associe souvent à la Minute du Coach ?

La Eagle Academy, c’est l’entreprise que j’ai fondée, que j’ai créée.
On travaille sur le coaching. On pratique ce qu’on appelle l’Eagle Coaching.
On permet aux personnes qui nous font confiance de passer à un niveau supérieur dans leur vie, dans leur business, de devenir une meilleure version d’elles-mêmes.
Et d’ailleurs, ce qui est très important pour situer l’angle de notre approche, c’est un mantra clé.
Il y a le premier mantra qui est: “Élever les autres”. Nous avons pour principe d’élever les autres à chacune de nos interventions.
Et puis un autre mantra: “Notre volonté est de créer de la valeur, notre moyen est le profit, notre but est le bonheur, notre but est votre bonheur.”
Créer de la valeur, par exemple, j’espère que j’en crée et que j’en livre, j’en délivre dans cette Minute du Coach.
Le moyen est le profit parce qu’une entreprise qui n’est pas profitable, elle n’est pas pérenne. Que si vous-même vous ne gagnez pas suffisamment bien votre vie, vous ne pouvez pas être généreux avec les gens que vous aimez, que vous appréciez.
Et notre but est le bonheur, bien sûr.

Et la Eagle Academy s’adresse à qui ?

Ça s’adresse essentiellement à des chefs d’entreprise ou à des personnes qui travaillent en entreprise.
Et pourquoi la métaphore de l’aigle ? Parce que l’aigle, il est à distance des choses.
Il voit le terrain de jeu de loin. Un peu comme quand vous regardez le foot à la télé. Tout est toujours beaucoup plus clair. Ça va beaucoup plus lentement puisque vous êtes éloigné du jeu.
Or, la plupart des personnes vivent leur vie le nez dans le guidon. Et quand on a le nez dans le guidon, on ne voit pas clair. On est en peine pour se fixer des objectifs à long terme. On n’est pas visionnaire.
Et les personnes qui, en général, vivent des vies vraiment passionnées et passionnantes, épanouissantes, sont aussi des personnes visionnaires.
Et qu’est-ce que c’est qu’être visionnaire, Pablo ?
Le visionnaire est celui qui voit ce qui n’existe pas encore.

Est-ce que Jules Verne était un visionnaire ?

Clairement et Hergé aussi. Le visionnaire voit le futur, le ramène au présent et le traite immédiatement.

Et qu’est-ce que ça peut nous permettre d’être visionnaire ?
Comment cela peut-il améliorer notre quotidien ?

Je vais te donner quelques exemples.
On pratique tous les deux l’équitation. Imaginons que tu fasses un parcours d’obstacle. Le cavalier débutant, il aura tendance à regarder l’obstacle, à fixer les yeux sur la barre.
Alors que le cavalier qui est expérimenté, quand il est au-dessus de la barre, il regarde déjà la prochaine.
Et mieux que ça, avant d’entrer en piste, il connaît déjà tout le parcours.
Si, par exemple, quelqu’un qui nous écoute est aux études, universitaires, hautes écoles ou que sais-je, et qu’il est fixé sur un examen, alors c’est bien, parce qu’il faut le réussir cet examen, mais il vivra une vie beaucoup plus grande,
il aura des rêves plus grands, qu’il pourra transformer en projets plus grands, s’il est capable de se projeter très loin.
Si vous commencez le karaté, avec pour vision de devenir champion d’Europe, vous allez tout de suite vous mettre en action pour devenir champion d’Europe.
Vos entraînements seront créés pour devenir champion d’Europe. Votre régime alimentaire aussi.
Ça change tout, Pablo.

Donc soyez visionnaires pour …

Soyez visionnaires pour vivre la vie de vos rêves !

Merci Fabian !

 

 

Les deux systèmes de pensée qui altèrent la perception

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Est-ce que ça nous arrive souvent de nous tromper sans le savoir ?

Je crains que oui. Beaucoup plus souvent que tu ne l’imagines.

Exemple ?

2 + 2 Pablo ?

4

Bien, 58 x 73 ?
Je t’ai piégé.

J’ai besoin d’un papier, d’un Bic. Calcul écrit.

Je t’ai piégé, mon cher Pablo.
Quand je te dis 2 + 2 et que tu me réponds 4, c’est ta pensée rapide, dite aussi ton Système 1, qui répond. C’est immédiat, c’est automatique comme le pilotage automatique dans un avion.
Ça ne te coûte aucun effort. Par exemple, si je fais ça, voilà, je viens de lui envoyer quelque chose.

Je l’ai rattrapé par réflexe.

Il l’a rattrapé par réflexe et il vient de me le renvoyer, je le rattrape par réflexe.
Donc, dans les deux cas, c’est notre Système 1.

Je ne suis pas en train de me dire (ça serait alors le Système 2) : “Pablo vient de m’envoyer un objet, il faut que mes mains se saisissent de cet objet avant qu’il ne tombe par terre.”
Je n’ai pas le temps, c’est immédiat.
Quand je te demande 58 x 73 ... je ne sais plus quel était le calcul...

Tu connais la réponse toi ?

Non, bien sûr, je ne la connais pas. Alors là, je t’oblige à utiliser ton Système 2, ta vitesse lente qui est extrêmement paresseuse. Notre pensée lente est paresseuse. Et nous fonctionnons en permanence avec ces deux systèmes de pensée.

En alternance.

Oui, ou en même temps et alors ça crée des distorsions. Ce qu’on appelle des biais cognitifs qui altèrent notre jugement.
Je vais donner quelques exemples qui j’espère intéresseront les auditeurs de Sud Radio et leur montreront comme on peut souvent se tromper.
Une expérience tout à fait fascinante qui a été effectuée en laboratoire.
On demande à des sujets, des gens qui participent à l’expérience, mais sans bien sûr connaître les conclusions que les scientifiques souhaitent en tirer et on leur dit :
“Vous allez plonger la main gauche dans un bassin d’eau froide à 14° pendant 60 secondes.”
Et à 5 reprises, on leur demande de plonger la main dans un bassin d’eau froide à 14°, 60 secondes.
Puis on refait une expérience similaire avec la main droite. Cette fois, ils plongent la main droite dans un bain d’eau froide à 14°, mais après à la soixantième seconde, l’eau passe à 15°.
Et 5 fois de suite cette expérience est renouvelée : 60 +30, 60 à 14°. 30 secondes 15°.
Et au terme de cette expérience, quand on demande aux gens : “Des deux expériences, quelle est celle que vous souhaiteriez reproduire ? “
La grande majorité souhaite reproduire la deuxième.
Alors que ça n’a aucun sens puisque dans le deuxième cas de figure, votre main est plongée pendant 90 secondes dans l’eau froide plutôt que 60.
Mais, biais cognitif oblige, donc c’est le thème de cette capsule - le biais cognitif, ce qui altère complètement votre perception - comme votre cerveau n’a pas d’idée de la durée, fait fi complètement de la durée, lui, ce qu’il a aperçu, c’est le delta. C’est le changement.
Je passe de 14 à 15, donc c’est mieux.
Mais en fait non, c’est faux, il vous trompe. Je vous donne un autre exemple plus simple.
Pablo, tu rencontres quelqu’un qui t’est extrêmement sympathique. Mettons, tu rencontres quelqu’un qui est souriant, qui est avenant, qui est chaleureux et puis tu demandes à la personne :
“Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?”
“Je suis kiné”. Est-ce que tu ne vas pas te dire, et cela sera presque inconscient : “ça doit-être un bon kinésithérapeute.” ?

Probablement.

Si, bien sûr, c’est ce qu’on appelle l’effet de halo. C’est un autre biais cognitif. Une toute petite caractéristique, il est sympathique, te fait généraliser : s’il est sympathique, il est ipso facto, bon kinésithérapeute.
Et peut-être a t-il détruit des milliers de dos.
L’inverse pourrait être vrai. Il est absolument antipathique, jamais j’irai me faire soigner chez lui.

C’est un mauvais kiné.

Et peut-être c’est le meilleur de la région.
C’est un autre biais cognitif, l’effet de halo qui va perturber complètement notre perception.
Et j’en donne un dernier :
Souvent, très souvent, nous avons tendance à valider ce que nous pensons et à chercher des ingrédients qui vont nous permettre de valider notre théorie.
On dit que la théorie détermine la perception.
Je prends un exemple très simple. Si ma théorie c’est qu’une voiture française, c’est confortable mais que ça clicote beaucoup. Dès que je rentre dans une voiture française, je vais trouver des éléments qui renforceront cette théorie.
C’est pour ça que la théorie détermine la perception.
Mais en réalité mes sens me trompent. Est-ce que je suis clair Pablo ?

Tout à fait !

Alors les amis, pourquoi je vous ai raconté ça aujourd’hui ?
Pour que vous sachiez que vous n’êtes pas complètement libre, pour que vous sachiez que vous êtes aussi le jouet de vos sens.
Au moment où vous vous rendez-compte, où vous avez conscience que vous n’êtes pas complètement libre, vous le devenez un petit peu plus.
Bon vol avec les aigles.

 

 

Comment ne pas accorder trop d'importance au regard des autres ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

C’est la forme ?

Oui, on applique.

Et toujours, pour partager avec vous cette Minute du Coach.
Comment affronter les critiques et faire face aux regards des autres ? Coin coin.

“Coin coin” qui lève déjà le voile sur ce que je vais expliquer.
Et bien je vous raconte une histoire, chers auditeurs et à toi Pablo.
Ça se passe il y a quelques années, j’anime une formation dans une grande entreprise du secteur pharmaceutique sur un thème absolument banal.
Dans le tour de table, une participante me dit: “Moi, mon problème, c’est que le regard de l’autre, les critiques des autres me mettent très mal à l’aise. Je ne parviens pas à faire face.”
Et subitement, j’ai cette image qui me vient. Tu sais, Pablo, que j’aime bien voler avec les aigles.
Et ce jour-là, j’utilise un autre animal, un autre volatile et je lui dis : “ Jocelyne, fais le canard ».
Pourquoi ? Parce que le canard, même quand il pleut à verse, l’eau ruisselle sur ces plumes. Elle ne l’atteint pas. Donc, ce que je lui propose à cette dame, que j’appellerai Jocelyne pour la cause, c’est de ne pas être le réceptacle à émotions des autres.
De mettre un couvercle, de ne pas être la poubelle à émotions des autres.
De ne plus être l’éponge. Car si vous faites l’éponge plutôt que le canard, je pourrai vous essorer pendant des heures, il coulera toujours quelque chose.
Quelques mois plus tard, je retourne dans cette entreprise - l’image du canard m’avait traversé sans plus - et une dame fait le tour de la table, va dire bonjour à tout le monde et puis s’arrête près de moi. Je ne l’avais pas reconnue, je vois énormément de monde tout au long d’une année.
Elle vient et elle me murmure à l’oreille : “Dites, le canard ça a changé ma vie et même que mes collègues m’ont offert un canard”.
Je n’ai pas demandé si c’était un sextoy, Pablo, je ne me suis pas permis ça, mais c’était très intéressant. En fait, elle a utilisé la phrase “Jocelyne, fais le canard” en guise de mantra.
Un mantra pour rappel, c’est une phrase que l’on répète et qui a vocation de protéger.
Et quand elle est confrontée à un regard de l’autre difficile, elle se rappelle “Jocelyne, fais le canard”.
Je fais la même chose, mon cher Pablo. Je m’imagine alors avec des plumes et je vois les mots qui ruissellent sur mes ailes sans jamais m’atteindre.
Chers auditeurs, chaque fois que c’est nécessaire, faites le canard.

 

 

 

Comment vaincre sa peur ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Hello Pablo !

Comment vaincre sa peur ou la peur ?
Tout simplement, se jeter à l’eau, peut-être ?

Oui, effectivement, la peur est apprise par la répétition et désapprise par la répétition.
Nous avons une passion en commun Pablo. Les auditeurs ne le savent pas., mais nous sommes tous les deux passionnés d’équitation. Et quand on tombe de cheval, qu’est-ce qu’il est recommandé de faire tout de suite ?

Remonter tout de suite ! Illico presto.

Alors si on est complètement déglingué et prêt pour les urgences, c’est compliqué.
Sinon, effectivement, de recommencer tout de suite afin que l’ancre ne se crée pas.
Que ne se crée pas un ancrage et qu’on n’associe pas le cheval au danger et qu’on puisse tout de suite…
Un peu comme si vous coulez une chape de béton. Il est encore liquide et vous marchez dedans.
Et bien juste derrière, il faut repasser - je ne sais pas, je n‘y connais rien, je ne suis pas bricoleur - mais il faut repasser sur le béton pour le relisser.
Mais si vous attendez que ce soit solidifié, c’est trop tard, on verra toujours les marques de vos pas.
Et bien, la peur c’est la même chose.
Vous tombez de cheval, remontez tout de suite. Et de quoi avez-vous besoin ? C’est le point de cette Minute du Coach.
Vous avez besoin de cette vertu dont nous avons déjà parlé, le courage.
Le courage, dixit Churchill, qui est la première de toutes les vertus, qui détermine toutes les autres.
Le courage, disait Platon, qui est une vertu cardinale.
Le courage, disait Aristote, qui est le juste milieu entre la couardise (la lâcheté) et la témérité.
Et ce qui est intéressant, c’est qu’Aristote précisait que le courage s’apprend.
Je reviens à la métaphore équestre : quand on apprend le saut d’obstacles, par exemple, on met d’abord une barre au sol. Et puis, on la monte de quelques centimètres. Et puis encore de quelques centimètres. Et puis un jour on passe à 1,40 mètre, mais on n’a jamais fait qu’augmenter de 5 ou de 10 centimètres.
Donc l’écart, le décalage, n’est pas si important.
Par contre, si je passe de la barre au sol à la barre à 1,40 m, ça va vraiment me mettre le trouillomètre à zéro.
Et ce que je vous propose, c’est d’affronter vos peurs en vous obligeant à aller en dehors de votre zone de confort. On sait que rien de grandiose ne se produit dans la zone de confort.
Alors, vous pouvez aller dans la zone d’effort.
Mais comme vous avez déjà appris grâce à la Minute du Coach, qu’il faut bien nommer les choses, vous ne la nommerez pas zone d’effort, vous la nommerez zone de magie.
Et dans la zone de magie, tout peut se produire. Y compris semer quelques graines de courage. Souvent, nous n’avons besoin que de quelques grammes.
Par exemple, un de mes meilleurs amis m’a offert, il y a quelques années, un saut à élastique. Alors que j’ai une phobie du vide absolument épouvantable.
J’ai utilisé toutes les techniques que je connaissais pour me coacher moi-même et je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de quelques tonnes de courages pour me jeter dans le vide mais juste de quelques grammes.
Et une fois que j’étais dans le vide, ma foi, je n’avais plus qu’à me laisser pendre. Donc, affrontez vos peurs en ayant un tout petit peu de courage.
La fois suivante, vous aurez un tout petit peu de courage supplémentaire, mais la barre sera un tout petit peu plus haute et vous serez de plus en plus courageux. Vous affronterez vos peurs et vous les désapprendrez, ce que je vous recommande.

Et comment trouver ce courage, Fabian ?

Alors, moi, je vais vous dire comment je le trouve.
Quand je suis en difficulté, plutôt que de ressasser un discours négatif du genre : “Mon Dieu, j’ai peur, qu’est-ce qui va m’arriver, ce n’est pas possible, pourquoi je me suis embarqué dans un tel projet ? “
Je me dis tout simplement : “Je suis un aigle”.
Je me tiens droit. J’ai les pieds légèrement écartés. Je mets le poids sur les talons.
Je me concentre sur ma respiration, bien sûr. Une belle respiration basse, dite aussi diaphragmatique. Je respire profondément.
Je visualise la situation telle que je veux la vivre, à plusieurs reprises. Je me conditionne. Je prépare mon cerveau, parce que mon cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel et imaginaire.
Donc, tant que je suis en train d’imaginer par exemple ce saut à l’élastique parfait, et bien pour mon cerveau, c’est comme si j’étais déjà en train de vivre ce saut à l’élastique.
Et puis je me dis : “Je suis un aigle”.
Et bien je vais vous dire, Pablo, le jour où j’ai sauté, j’ai même chanté :
« I believe I can fly. I believe I can touch the sky ».

 

 

C'est quoi l'amour ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo

Bienvenue sur Sud Radio,
C’est quoi l’amour ?

Précisément, cette Minute du Coach s'adresse aux couples ou à ceux qui bientôt seront en couple.
Je ne suis pas sûr d'avoir la réponse mais, étant diplômé en philosophie, je peux vous dire la définition de Platon.
Il fait parler Socrate dans un livre fameux qui s'intitule “Le Banquet”.
Je vous la fait très courte.
Si vous êtes philosophe et que vous écoutez cette chronique vous allez sans doute vous dire “Mon Dieu, comme il prend de forts raccourcis !”
Mais ce n’est pas grave. Je vais assumer complètement.
L'amour, selon Platon, c’est le désir.
Le désir, c’est le manque.
Et quand le manque est comblé, le désir s’éteint et l'amour aussi.
Et Platon, dit André Comte-Sponville, qui est un philosophe français contemporain, a toujours raison !
Si donc, Madame, Monsieur, après 15 ans d'union, votre compagnon, votre compagne, vous dit “Je t'aime comme au premier jour”, c'est magnifique, c'est très mignon.
Mais c'est un mensonge
Alors, Platon ayant raison, qu'est ce qu'on fait avec ça ?
Songez-y. Si votre enfant reçoit un cadeau, à la Saint Nicolas par exemple, il est tout excité mais est-ce que quelques jours plus tard il n'a pas tendance à laisser son jouet traîner dans un coin de sa chambre ?
Le manque est comblé.
Et d'ailleurs, dans une culture, la nôtre, où on a de plus en plus ce que l'on souhaite
immédiatement, les enfants manquent de manque.
Nous manquons tous de manque.
Est-ce que ça fait du sens ce que je dis là ?

Oui.

Très bien.
Alors, qu'est ce qu'on fait de ça avec le couple ?
Ce que je vous propose, c’est de renouveler le manque.
Moi, par exemple, je suis un fan inconditionnel de la mousse au chocolat de ma mère, qui écoute certainement cette chronique, c'est la meilleure mousse au chocolat de la galaxie !
Je vous jure. J'ai tout essayé, il n’y a aucune mousse qui arrive à la cheville de celle de ma mère.
Mais voilà, si j'en mange à chaque repas, sûrement je finirai par ne plus pouvoir la voir.
Il n’y aurait plus de manque.
Sachant cela, on peut maintenant suivre la route d'Aristote et de Spinoza.
Platon, Aristote : IVe siècle avant JC.
Spinoza : XVIIe siècle. Ça se passe en Hollande. Spinoza, considéré comme le philosophe du bonheur.
Que dit Aristote ? Et la phrase est majuscule.
Aristote dit : “Le désir est l'unique force motrice.”
Spinoza : “Le désir est l'essence-même de l’homme.”
La question que je pose, à vous qui êtes en couple :
“Est-ce que, étant en couple, vous écouter, vous êtes à l’écoute des désirs de l’autre ?”
Somme toute, être dans cette relation-là, même une relation d'amitié, c'est être, d'une certaine manière, le professionnel des désirs de l'autre.
Je vous donne un indice qui, je crains, va être très éclairant.
Quand arrive la date d’anniversaire de votre compagnon, de votre compagne, de votre meilleur ami et que vous lui demandez : “Tu me donnes ta liste de cadeaux ?” …
Demander la liste de cadeaux, c'est une façon de dire : “Tu n'es pas assez important pour moi, au point où j'aurai envie de me creuser la tête et de t'écouter suffisamment pour sonder tes désirs.”
Je vous invite à sonder les désirs des personnes que vous aimez, que vous voulez choyer.
Et, cerise sur ce gâteau, sondez et scrutez vos propres désirs.
Soyez à l'écoute de vos propres désirs.
N'écoutez pas le désir des autres, n'écoutez pas ceux qui veulent plaquer sur vous leurs propres fantasmes.
Vivre sa vie, être l'acteur de sa propre vie, c'est d'abord écouter ses propres désirs.

Merci Fabian.

 

 

Un secret pour réussir dans la vie

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

On se connaît depuis quelques années.
Il y a-t-il des secrets entre nous ?
Il y a-t-il des secrets entre toi et les auditeurs de la Minute du Coach ?

Entre eux et moi, sûrement.
Entre nous deux, pas tellement.

Un secret pour réussir dans la vie.
Un petit secret … Même un grand !

Déjà, le mot “réussir” est un mot difficile à appréhender.
Qu’est-ce que ça veut dire pour toi “Réussir dans la vie” ?
Qu’est-ce que ça veut dire pour moi ?
Sûrement pas la même chose.
Certainement nous ne partageons pas, à ce sujet, le même référentiel.
Je vais donc prendre un parti pris aujourd’hui, et ce que je propose aux auditeurs,
c’est de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux.
Car, selon moi, de nouveau c’est un parti pris, réussir dans la vie c’est jouer sa petite musique intérieure.
Et trop de personnes mourront sans jamais avoir joué leur petite musique intérieure.
Mais, peut-être, en ayant joué la partition des autres.
Si vous voulez devenir l'acteur de votre vie, ne soyez pas le spectateur de celle des autres.
Et dès lors, c’est ma proposition ce matin :
Identifiez votre plus grand talent !
Est-ce que, Pablo, tu connais Glenn Gould ?

Évidemment. Musicien hors-pair.

Pianiste de génie.
À ton avis, qu’est-ce qu’il faisait le plus au cours d’une journée ?

Jouer.

Jouer du ?

Piano.

Debout. C’est peut-être un détail …

Pour vous. Mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Pour moi aussi.
Quand vous observez des gens comme lui, qui ont littéralement touché les étoiles, ils les ont touchées parce qu'ils se sont concentrés sur ce qu'il faisait vraiment de mieux.
Ce que j'appelle leur zone de génie.
Identifiez, chers amis, votre plus grand talent et travaillez-y autant que vous pouvez.
Alors, vous deviendrez une meilleure version de vous-même.
Il ya plusieurs pistes pour identifier son plus grand talent.
Je peux vous en donner. Si vous allez sur notre page Facebook, je vous donnerai des astuces.
Mais je vous en donne déjà une :
Demandez à 15 - 20 personnes autour de vous, qui vous connaissent quand même suffisamment bien, dans des domaines très différents, voisins collègues de travail…
Demandez-leur : “Qu’est-ce qui, à ton avis, est mon talent le plus éclatant, ce que je fais avec beaucoup de facilité, beaucoup de plaisir, alors que pour les mêmes choses, les autres ont tendance à ramer beaucoup ?”
Cela vous donnera déjà une indication, le regard des autres, sur votre plus grand talent.

Merci beaucoup Fabian.
On te retrouve comment sur les réseaux sociaux ?

Fabian Delahaut, sur Facebook, je pense que je suis tout seul.

Merci !

Avec plaisir. Au revoir !

 

 

 

 

Où est votre espace de Liberté ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Bienvenue sur Sud Radio à toutes et à tous.
Où est votre espace de liberté ?
C’est la question qu’on se pose.

Grande question posée par Stephen Covey.
Stephen Covey, dans mon domaine, c’est l’équivalent de Michael Jackson dans la pop music.
Donc vous ne le connaissez peut-être pas mais ce monsieur…

C’est une rock star.

Oui voilà, c’est une rock star dans l’industrie du développement personnel.
Il a écrit notamment un livre que je recommande : « Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent ».
Et dans le livre suivant, “La 8ème habitude”, il nous explique notre espace de liberté.
L’espace de liberté, Pablo, il est exactement situé entre le stimulus externe, qui par définition est hors contrôle - par exemple il pleut à verse, je n’ai pas de contrôle sur la météo - et votre réaction interne qui, par essence, par définition, est sous contrôle.
J’observe qu’il pleut mais il n’y a pas de mauvaise météo, seulement des vêtements inappropriés. Il m’appartient donc de choisir les vêtements appropriés.

En fonction.

En fonction. Je suis dans un embouteillage, j’ai plusieurs options.
Je peux m’exciter, je peux manger mon volant, je peux respirer, me détendre, écouter de la musique douce et attendre patiemment que cela passe.
Mon espace de liberté est très ténu, très mince. Mais c’est le seul que j’ai à ma disposition. Quel est mon choix entre le stimulus que je ne contrôle pas et ma réaction que je contrôle ?

 

 

Qu'est-ce qui nous limite ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  La Minute du Coach a pour but d’améliorer votre quotidien. Grâce à notre coach, grâce à notre formActeur, à notre performeur, Fabian Delahaut.
Bonjour Fabian !

Fabian :  Bonjour Pablo !

Bienvenue sur Sud Radio.
Ce qui nous limite. C’est la thématique de ce jour.

Oui, ce qui nous limite.

Qu’est-ce qui nous limite ?

Ce qui nous limite, ça peut-être plein de choses.
Et aujourd’hui je n’ai pas tellement envie de rentrer dans ce qui nous limite mais comment se défaire de ce qui nous limite ? Et qu’est-ce qui est sous notre contrôle ?

Quelques trucs et astuces.

Oui, un truc tout simple.
Quand la situation se dégrade pour vous - quelle que soit l’occurrence, vie privée, vie professionnelle - je vous invite à utiliser la technique d’Andre Agassi.
Il avait appris ça d’un de ses coachs. Et il explique dans son livre Open :
“Contrôle ce que tu peux contrôler”
Se concentrer sur ce que je peux contrôler et lâcher prise sur ce qui m’échappe et est justement hors contrôle.
Par exemple, ce qui est sous notre contrôle, Pablo, je l’ai évoqué dans une Minute du Coach précédente, c’est le choix de nos mots.
Si tu me dis : “Moi, je suis très soupe au lait.”
Tu ne me l’as jamais dit, mais tu pourrais me dire ça ou autre chose.

Éventuellement.

Éventuellement. Au moment où tu dis “je suis”, qui a trait à ton identité, “très soupe au lait”, tu t’imposes une limite et il n’y a pas de limite plus infranchissable que celle que l’on se prescrit à soi-même.
Et donc, si même au fond de vous, vous pensez “je suis quand même très soupe au lait”, interdisez-vous de proférer ces mots-là.
Changez le langage, changez le vocabulaire.
Vous pouvez dire par exemple “je suis en train d’apprendre à maîtriser mes humeurs, mes émotions.” Ce qui est autrement plus ouvrant que “je suis soupe au lait”, qui est extrêmement limitant.
Et donc le choix des mots a de l’influence sur ce que l’on pense, et …

Exactement.

Sur la manière dont on va réagir ?

Exactement. C’est ce que j’ai expliqué lors d’une précédente Minute, et je vais redire cette flèche du succès parce que de bons rappels de temps en temps ça fait beaucoup de bien :
“Ce que je pense détermine ce que je ressens”
Donc mes pensées déterminent mes sentiments ; mes sentiments déterminent mes actions ; mes actions mes résultats.
Vous voulez changer les résultats ? Changez vos pensées !

Merci Fabian !

 

Avez-vous des rêves ou des objectifs ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

Avez-vous des rêves ou des objectifs ?

Autre grande question.

On l’espère.

Et toi tu as des rêves ou des objectifs ?

Evidemment !

Quoi ? Les rêves ou les deux ?

Les deux, la totale.

La totale. Et bien moi je vais te dire...

Mais plutôt des objectifs que des rêves.

On est d’accord. Et c’est pour ça qu’on s’entend bien.
Dans une précédente Minute du Coach, je vous disais : “Surtout, n’espérez pas mais agissez !”
Et bien c’est tout ce qui m’ennuie avec le rêve.
Le rêve, ça ne consomme aucune ressource.
Le rêve, ça n’exige rien de moi, ça ne demande rien de moi.
Je ne dois m’engager en rien et m’impliquer en rien.
Ce qui n’est pas le cas d’un objectif. Ce qui n’est pas le cas d’un projet.
Et finalement c’est quoi un projet ? C’est un rêve avec une échéance.
Alors chers auditeurs, si vous avez des rêves, mon conseil du jour :
Transformez-les en projets ou transformez-les en objectifs.
C’est-à-dire : Mettez une échéance et choisissez les ressources nécessaires, trouvez le chemin le plus court pour l’atteindre et mettez-vous en route.

Passez à l’action.

Voilà, passez à l’action.

 

N'espérez rien !

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo:  Bonjour Fabian !

Fabian:  Salut Pablo !

Mais quelle horreur !
Je lis le thème de la Minute du Coach d’aujourd’hui : surtout n'espérez rien !

Non. N’espérez rien, Pablo.
N’espérez rien chers auditeurs.
Je suis redoutablement contre l’espoir, contre l’espérance, s’il vous plaît cessez d’espérer.

Mais surtout attendez-vous à retenir quelque chose à l’issue cette séquence.

Oui, de cette Minute du Coach. Pourquoi je vous dis ça ?
Parce que, vous le savez peut-être chers auditeurs, j’ai un passé de philosophe.
Je suis licencié en philosophie, c’était mes premières études.
Et il y a un philosophe contemporain qui s’appelle André Comte-Sponville qui a écrit, il y a de très nombreuses années, “Le mythe d’Icare”, aussi appelé le “Traité de la béatitude et du désespoir”.
Et finalement que nous dit-il ?
Que quand nous espérons, nous sommes dans l’attente. Et l’attente, elle est le plus souvent déçue.
Finalement vous êtes en position basse et vous attendez que le sort, par exemple, que la chance change votre vie parce que vous allez gagner à l'EuroMillions.

Je pensais justement à ça.

Je me doute parce que énormément de gens attendent que ce soit la chance, le hasard qui bouleverse leur vie.
Personnellement je préfère prendre ma vie en main.
Et plutôt qu’espérer et attendre et être déçu : Agir, évidemment.

Et être peut-être agréablement surpris.

Toujours agréablement surpris puisque finalement l’espace entre l’ignorance et le savoir, il est très mince. L’espace entre le savoir et l’action, il est beaucoup plus important et c’est ce gouffre-là que vous devez combler.
A bientôt.