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Confiance en soi : 7 derniers conseils !

Le thème semble éculé et revient pourtant sans cesse comme un boomerang infatigable et ennuyeux. Avoir confiance en soi. Avoir confiance en soi. Avoir confiance en soi.

N’en a-t-on pourtant pas déjà fait le tour ? N’a-t-on pas tout dit déjà, tout dit ? Et tout écrit ?

Sûrement.

Conseil numéro 1 : PAS DE COMPARAISON !

Mais dans une société où la courbe de l’individualisme est inversement proportionnelle à celle du chômage, où la prolifération de l’obésité est carrément identique à celle de Photoshop qui nous laisse accroire que dans le vrai monde, les vraies personnes ont 22 ans, des courbes parfaites et des dents blanches même quand lesdites dents croquent le sucre et trempent dans le lait ou l’huile de palme, société où la misère sexuelle rivalise avec la pornographie répandue sur la toile, crachée comme du sperme au visage de l’internaute qui n’en peut plus de se demander pourquoi le monde entier est équipé d’un sexe Goliath quand lui cherche péniblement son David au fond d’un slip, et pourquoi le monde entier peut forniquer des heures durant dans toutes les positions toutes alors que lui peine à jouir, une société où la lumière fait de l’ombre à l’ombre, où le clinquant se clique mais ment au vivant… alors oui, le thème de la confiance en soi a de jolis jours devant lui et au-delà.

Se vendre pour un job. Et puis vendre son zob. Et n’être jamais dans la norme médiatique. S’y comparer pourtant. Désespérer. Se racrapoter. Car le décalage est peu supportable.

Avoir confiance en SOI n’est justement pas avoir confiance dans le faux monde, celui des mirages, des rêves vers nous jetés, grappillés par nous comme des grains par un poulet. Le grain ne sera plus. Le poulet restera… poulet.

Conseil numéro 2 : VOTRE DECISION

Avoir confiance en soi, c’est d’abord le choisir, le décider. Dire définitivement non à toute forme de « racrapotage ». Dire OUI à soi.

Tout commence toujours par une décision. Une direction. Un plan de bataille. Une mobilisation. Une action. Une évaluation. Une correction. Puis une autre action. Puis une autre évaluation. Et une autre correction. Un processus itératif en somme.

Tout s’abandonne toujours par une perte de focalisation. C’est bien la marque ultime de ceux qui performent : ils se focalisent… sur le long terme !

Réfléchissez à votre plus grand accomplissement. Vos études, la rénovation de votre maison, un exploit sportif. La focalisation fut sans aucun doute votre atout majeur. C’est Véronique qui se prépare pour le marathon de New York et s’entraîne 6 jours par semaine. Et fi de la pluie, du vent ou de la grêle. Fi de la migraine. Du trop de boulot. Des nuits qui tombent trop tôt. Chaque foulée la rapproche de son grand objectif. Chaque foulée compte. Chaque foulée est focalisée.

Décidez de devenir un « meilleur vous-même », un vous-même avec la ressource confiance en soi en plus. Écrivez cette décision. Dites-la au besoin. Partagez-la avec des personnes de confiance (tiens donc !). Choisissez un mantra, un slogan si vous préférez, et répétez-le à l’envi. Exemple : « je suis un Aigle ! » 😉

Conseil numéro 3 : MODELISATION

Si se comparer n’est pas une option, modéliser doit être votre standard ! Modéliser c’est observer les stratégies d’excellence, les décrypter, les décoder, les séquencer.

Qui, autour de vous, possède cette ressource ? Qui a la confiance en soi. Que se dit-il et dans quelles situations ? Que pense-t-il ? Comment se comporte-t-il ? Comment parle-t-il ? Comment écoute-t-il ? Comment marche-t-il ?

Faites comme si vous aviez confiance. C’est le meilleur moyen de l’obtenir. Le plus court chemin. Et choisissez des postures de puissance plutôt que de faiblesse. Redressez-vous comme un sportif qui gagne une compétition. Comportez-vous en gagnant.

Rappelez-vous des conclusions d’Amy Cuddy : en posture de faiblesse pendant 2 minutes, votre taux de cortisol (hormone du stress) augmente singulièrement. Votre taux de testostérone chute. En posture de puissance, l’inverse se produit ! Or, la testostérone est l’hormone de la dominance, associée à la confiance en soi, à l’assertivité, tandis que le cortisol est associé à l’incapacité d’adaptation aux situations stressantes !

Seulement 2 minutes pour oser plus, risquer plus, donner une autre image de soi aux autres, de soi à soi. « Fake it until you make it », dit Amy Cuddy. Elle enchaîne : « fake it until you become it ! »

Vous avez besoin d’un phare dans la nuit. Vous avez besoin d’être paresseux aussi : ne pas répondre aux questions auxquelles d’autres, comme Cuddy, ont répondu déjà. Suivez leurs traces, leur chemin.

Surtout : côtoyez-les !

Car tel est le conseil numéro 4.

Conseil numéro 4 : CAPILLARISATION

Côtoyez des rampants… vous deviendrez rampant. Côtoyez des victimes permanentes… vous serez victime.

Vous voulez améliorer votre jeu de tennis ? Jouez avec des joueurs meilleurs. Voler avec les Aigles, c’est ça.

Votre entourage dit qui vous êtes. Votre environnement. J’ai souvent cité Jim Rohn dans les pages de ce blog : « vous êtes la moyenne des 5 personnes que vous fréquentez le plus. » Votre salaire est aussi la moyenne des 5 salaires les plus proches de vous ! Et si vos amis ont un sale air… je connais le vôtre 😉

Jim Rohn - La confiance en soi en s'entourant des meilleurs
Jim Rohn

La capillarisation, c’est quand l’éponge ou le buvard absorbent le liquide. Quand le sucre trempé dans votre thé en prend la couleur.

Devenez un bon buvard : absorbez le bon breuvage.

Conseil numéro 5 : RESPIRATION

La respiration donne l’inspiration. La précède. La peur se respire par saccades. Elle est rapide. Trop. La surprise ne se respire pas.

La confiance en soi se respire calmement, posément, « par le ventre ». Elle a besoin d’un corps droit, de pieds posés à plat, de détente. Détendre les pieds et les jambes et les mains. Tout le corps. Le bon truc : crispez-vous d’abord. Crispez aussi fort que vous le pouvez. Et puis relâchez tout.

Grandissez-vous aussi. Imaginez que quelqu’un tire amicalement vos cheveux vers le ciel…

Le calme intérieur est une autre marque de la confiance en soi. Il se nourrit d’une respiration ample, tranquille. Quand le ventre se soulève comme un piston. Posez donc une main sur lui, une autre sur la poitrine. Elle ne bouge pas. Pas plus les épaules.

Tout est posé alors : votre respiration, votre regard, votre pas. « Gentlemen don’t run. »

Conseil numéro 6 : REPETITION

L’apprentissage, c’est avant tout la répétition des gestes justes. Souvenez-vous des scènes mythiques de Karaté Kid : « lustrer, frotter ! » Au théâtre, chaque répétition rapproche de l’excellence, éloigne des catastrophes !

Les chevaux de la police affrontent les manifestants et les supporters de Jupiler à force de désensibilisation. Car la peur également est désapprise par la répétition.

Karaté Kid - La confiance en soi par la répétition
Karaté Kid

Au karaté, pour qu’un geste soit automatique, il faut le répéter 10 000 fois.
Pour qu’il soit instinctif : 
100 000 fois !

 Tout est travail décidément.

Répétez. Répétez les comportements de la confiance, les gestes de la confiance. Les mots. Répétez à voix haute ou basse. Ou mentalement. Mais répétez et souvent. Le succès est au bout.

Conseil numéro 7 : ACTION

Vous terminez la lecture de cet article et vous vous dites que vous saviez tout ça. Et je savais que vous saviez.

Lire est confortable, qui donne l’impression d’avancer vers ses étoiles. C’est vrai… en partie…

Ce qui est moins confortable, c’est d’affronter ses démons, d’ouvrir sa porte, de risquer un pas. Et un deuxième.

Georges Bernanos - La confiance en soi dans l'action réfléchie
Georges Bernanos

« La pensée qui ne conduit pas à l’action ne vaut pas grand-chose.
L’action qui ne procède pas de la pensée ne vaut rien du tout.
 »

Les mots sont de Georges Bernanos. Un Aigle sûrement 😉

L’estime de soi est la somme de la confiance en soi et de l’amour inconditionnel de soi. La confiance en soi est liée aux capacités, au savoir-faire, à nos actes.

Alors éteignez votre ordinateur. Fermez tous vos livres. Mettez-vous debout… et agissez !

Bon Vol avec les Aigles les Amis et à très vite,

Fabian

Etes-vous un petit ou un grand ?

Répétition avec Philippe Vincent, le metteur en scène, et Georges Kelessidis, mon partenaire. Dans ce nouveau spectacle, Georges incarne Frank Tripp et moi, Horatio Caine, le lieutenant de la police scientifique de Miami. Les deux policiers sont à la recherche de celui qui a commis le crime de l’orateur.

Philippe, toujours très inspiré, nous dit : « quand la situation se dégrade, les petits montent et les grands descendent. »

Les petits, en effet, montent dans les tours. Les tours émotionnels, les tours tout court. Ils s’excitent, leur voix monte aussi, dans les aigus, compressée qu’elle est dans une poitrine oppressée, à la respiration saccadée. Ils gesticulent, s’agitent. Leur cerveau est à l’arrêt. Ce sont des pantins, de marionnettes. On ne sait plus vraiment qui tire les ficelles. La chute n’est pas loin.

Les grands descendent. S’ancrent dans le sol. Leur respiration est profonde. Le monde s’agite autour d’eux. En eux, il est au ralenti.

Horatio doit donc descendre. Il ne réfléchit pas, IL EST réflexion. Ses émotions n’ont pas de prise sur lui. Il se focalise sur les indices, les faits, son objectif. Pas de pensée parasite. Le calme intérieur. Pourquoi les jambes légèrement écartées ? Pourquoi les mains sur les hanches ? Pour la stabilité. Je le comprends maintenant. J’ai pourtant raillé, moi aussi, la posture de l’expert aux lunettes de soleil. Maintenant je la comprends. Être stable dans le corps pour être stable dans la tête. C’est si simple. Je comprends même les lunettes. Ne pas être ébloui, ne pas être aveuglé.

Horatio Caine
Horatio Caine : Être stable dans le corps pour l’être dans la tête.

Et trop souvent encore, je me surprends à être un petit. A vociférer pour un rien. Un ordinateur trop lent, un bouton qui ne ferme pas, du lait trop tiède. Ce rôle m’aura au moins appris ça : je dois grandir encore. Tellement.

Nous sommes tous, tantôt petits, tantôt grands. Normal. Nous avons le droit de débrancher la fiche de la prise, de nous ressourcer. Ce qui compte, je le répète, c’est d’être grand quand la situation le commande, donc aussi, le plus souvent, quand elle devient délicate, tendue. Si tout se tend autour de vous, détendez-vous. Quand le cheval rue, le jeune cavalier se crispe et se penche en avant. Le cavalier expérimenté se relâche, se centre et se penche légèrement en arrière. Il a le geste précis. On devine lequel des deux risque le plus la chute.

Aussi, je vous propose un bel exemple de grand. Il ne s’agit pas de fiction cette fois.

Le 15 janvier 2009, l’Airbus A320 du vol 1549 de l’US Airways décolle de l’aéroport international de La Guardia, dans le Queens, à destination de Charlotte/Douglas, en Caroline du Nord. Il est 15h26. Il percute des Bernaches du Canada, des oies noires. Il y a 150 passagers à bord et 5 membres d’équipage. Perte de puissance, odeur de carburant, flammes. Le commandant Chesley Sullenberger veut d’abord atterrir à l’aéroport de Teterboro, dans la banlieue ouest de New York. Il n’arrivera pas jusque-là. A 15h31, il amerrit dans l’Hudson River et évite une catastrophe en pleine ville. Ecoutez l’enregistrement de sa conversation avec la tour de contrôle. Sa voix donne tout son sens aux mots d’Alfred Jarry : « le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d’un danger, état rigoureusement pareil à celui où l’on se trouve quand il n’y a pas de danger. » Il n’y aura aucun mort.

150 Passagers150 passagers, 5 membres d’équipage. Aucun mort.

Michael Bloomberg, maire de New York, confiera au commandant Sullenberger, au copilote Jeffrey Skyles et à tout l’équipage, les clefs de la ville.

Chesley SullenbergerLe commandant Chesley Sullenberger

Sullenberger est un héros. Un grand.

Aussi, pour une fois les Amis, je vous souhaite une bonne descente … avec les Aigles !

Fabian

Une seule action pour aller plus loin :

Cliquez sur ce lien et écoutez l’enregistrement de la conversation (sous-titrée en français) qu’aura le commandant avec la tour de contrôle, juste avant l’amerrissage. C’est la voix d’un grand. A modéliser toute affaire cessante : Les enregistrements de l’amerrissage sur l’Hudson (VOSTF)